La Caricature et les Caricaturistes, du même aulear
immédiatement par un tableau du Maître, un intérieur hollandais, meublé de personnages dont nous consta- 'tons, rien qu’en tournant la tête, l’intensité de vie et la vérité surprenante, bien qu’entièrement exécuté de chic.
Et dire que Léandre, peintre hors concours dès ses premiers envois, apôtre des sujets tristes qui laissaient le public indiflérent , n’acquit sa renommée que tout dernièrement lorsqu’il sema le rire à mains ouvertes, et sans le savoir, certes, puisqu’il fallut que le hasard vînt mettre sous les yeux d’un directeur de journal comique une lettre drôlement illustrée adressée par l’artiste à un ami... indiscret!
A quoi tient la fortune? et par quelles étranges voies elle touche les artistes! Nous ne terminerons pas ce chapitre sans avoir souligné l’éclatante visée imaginative des illustrateurs qui mettent en déroute les préjugés et les classifications, par le génie indépendant et souple de leur flamme.
N’oublions point encore que les artistes collaborateurs du livre furent les premiers éducateurs et évocateurs de la jeunesse.
Nous retrouverons, lorsque nous parlerons des graveurs en médailles, qui, eux, ont maille à partir avec les statuaires, la même injuste rivalité. Ici comme là, nous applaudissons à la maîtrise supérieure où qu’elle soit, sans nous attarder à des considérations d’amoindrissement qui sont indignes des artistes.
Pourtant, nous ferons des réserves lorsque nous parlerons des graveurs non originaux; car on ne peut contester, en matière d’interprétation, le triomphe de la photographie.