‹ Les arts graphiques a l'exposition de VienneChapitre 2 sur 23 · FRANCE · texte numérisé non relu

FRANCE

Les cinq années qui ont séparé la clôlurc de l'Exposition universelle de Paris, de Touverture de celle de Vienne, se réduisent pour la France à trois années à peine. Or une entreprise de librairie s'improvise moins qu'aucune autre. Destinés à une longue carrière, les produits de cette industrie ne paraissent pas devoir se renouveler avec la même rapidité que les choses qui ne sont créées que pour le besoin d'un moment. Le visiteur, en entrant dans la section française, pouvait donc s'atlendre à retrouver à peu près tout ce qu'il avait vu autrefois au Champ-de-Mars. Un simple coup d'o?il suffisait pour lui faire reconnaître que cette crainte n'élait ]ias juslitiée. En

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France, pas plus qu'ailleurs, l'essor du commerce des livres n'a été sensiblement ralenti ; In production de ces dernières années ne le cède, ni pour la quantité, ni pour l'importance, à celle des périodes antérieures.

Avec un nombre d'exposants relativement restreint, la France a eu, d'ailleurs, la bonne fortune de présenter un ensemble plus complet qu'aucune autre nation. Le Cercle de la librairie est venu, par son exposition collective à laquelle ont pris part près de soixante imprimeuis ou libraires, suppléer à des abstentions trop nombreuses, et de la sorte, tous les genres de typograpbie, la librairie de grand luxe, d'art , d'arcliitecture , de science , la lilu'airie classique, la littérature, etc., ont été dignement représentés à Vienne.

Cette épreuve n'a pas été défavorable à la France.

Un diplôme d'honneur a été décerné au Cercle de LA LIBRAIRIE, aussi bicu en raison des mérites des livres et des objets qu'il exposait au nom de tous, que pour reconnaître les services rendus par cette institution aux industries qui contribuent le plusfi la diffusion et au développement des sciences et des arts.

Un autre diplôme d'honneur, le seul qui, dans cette section, ait été attribué aune entreprise individuelle, est venu récompenser l'exposition véritablement hors ligne de MM. Hachette et C'^

MM. Mame, de Tours, élaienl hors concours, l'un

dos chefs de la maison ('lant membre du jury international.

Aux autres exposants, au nombre de 45, ont été attribués l'2 médailles de progrès, 9 médailles de goût, 11 médailles de mérite et 11 diplômes de mérite.

Le succès de la France, dans notre section, a donc été incontestable. L'étude des mérites des exposants montrera qu'il est pleinement justifié.

Le règlement de l'exposition n'a pas séparé les imprimeurs proprement dits des éditeurs qui, sans occuper directement d'ouvriers, mettent en œuvre le travail de tous pour le faire concourir à un but déterminé. Le jury les a donc compris, les uns et les autres dans im même examen; il leur a attribué les mêmes récompenses. Beaucoup d'imprimeurs d'ailleurs, et ce sont ceux-là surtout que nous rencontrerons à Vienne, sont aujourd'hui en même temps éditeurs. C'est une tendance qui paraît devoir s'accentuer. Elle est la conséquence naturelle du développement pris depuis plusieurs années, à Paris et dans les départements, par un grand nombre d'imprimeries. Organisées pour imprimer chacune des quantités de rames qui auraient suffi naguère à la consommation de tout un pays, elles veulent, au lieu de dépendre d'une clientèle soumise aux chances d'une concurrence chaque jour plus ardente, se créer

à elles-mêmes des débouchés en rapport avec leurs forces de production.

D'autre part, l'éditeur prend à tous les détails de la fabrication, une part souvent égale à celle de l'imprimeur lui-même. La distinction entre les deux professions devient donc chaque jour plus difficile; c'est pour cela sans doute que, ne considérant dans le métier de libraire que le côté technique et purement industriel, on n'a pas cru jusqu'ici devoir faire, pour les éditeurs, une section spéciale et indépendante.

Le public, cependant, aime à savoir la part qui revient à chacun dans l'œuvre qui lui est soumise. Nous séparerons donc, dans l'énumération que nous allons faire des exposants français, ceux qui sont à la fois imprimeurs et éditeurs de ceux qui ne sont qu'éditeurs ou que typographes.

L'établissement de MM. Mame et Fils, à Tours, est l'un des types les plus complets, non-seulement en France, mais dans toute l'Europe, d'une imprimerie organisée pour transformer, sans le secours d'aucune intervention étrangère, le manuscrit de Tauleur en un volume prêt à prendre place dans la bibliothèque de l'acheteur ; il offre un exemple fiappanl de la

puissance à laquelle peul atteindre Tindustrie de la librairie entre les mains d'un chef doué du don de ror«ianisation et animé de l'amour du bien.

L'éloge de MM. Manie, au point de vue typographique, n'est plus à faire. \a\ Touraine, la Bible, les Jardins, sont de véritables monuments de l'art de l'imprimerie. Le Missel, in-folio, avec texte noir et rouge, orné de gravures sur bois et d'estampes sur acier, l'emporte de beaucoup sur les œuvres du même genre les plus soignées, exécutées en Allemagne. La collection des chefs-d'œuvre de la langue française, si bien commencée, en 1867, par le La Bruyère, s'est enrichie depuis lors de huit volumes nouveaux, tous accompagnés d'eaux-fortes, comme leur aîné. Enfin, les ouvrages d'éducation et de piété, que cette maison fournit dans le monde entier, étonnent autant par leur exécution remarquable que par liHU' bon marché.

Pour satisfaire aux besoins d'une consommation qui atteint annuellement le chiffre de quatre millions de volumes, MM. Mame emploient plus de mille personnes qui trouvent, dans leur vaste usine, un travail régulier; vingt-deux machines sont constamment en activité. L'atelier de reliure qui s'accroît sans cesse, et qui livre, en même temps quelescartonnagesles plus modestes, des reliures de prix irréprochables pour le soin et pour le bon goût, exécute une quantité si considérable de tiavanx (jue les résidus qui y sont ra-

massés chaque jour iloiiuent à la maison un produit annuel de près de 50,000 fr,

M. Mame se considère comme ayant la mission de veiller sur le bien-être de toute son armée de travailleurs ; nous ne saurions, sans empiéter sur le rôle du jury du groupe XXYl, décrire les fondations ingénieuses et utiles qu'il a imaginées pour atteindre ce but. Mais nous présenterions de cette maison un tableau incomplet si nous n'ajoutions pas que, grands producteurs et négociants habiles, MM. Mame comptent aussi au nombre de ceux qui ont abordé le plus franchement et résolu de la manière la plus large les problèmes de l'ordre social qui s'imposent aujourd'hui à l'attention de tous les grands industriels.

Tous ceux qui aiment les livres vénèrent le nom des Didot; tous ceux qui ont étudié l'histoire de l'imprimerie française savent qu'il n'est pas une conquête de la typographie moderne à laquelle les Didot soient restés étrangers. Tous savent gré à cette fiimille de typographes érudits, dont le chef vénéré fait aujourd'hui partie de l'Institut de France, d'être toujours restée fidèle à la profession de ses ancêtres et de la maintenir au niveau élevé exigé par le nom qu'elle porte.

MM. Didot, à côté de gracieux volumes tels que VHorace, VÂpulée, à côté d'importantes publications périodiques telles que la Mode el la Chasse

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illustrée, oui édité, pendant ces dernières années, quelques ouvrages de luxe d'un genre tout moderne^ et qui ont été justement remarqués. VOrnement polychrome de Racinct, terminé il y a peu de temps, et orné de belles planelics en cliromolithograpliie, est venu s'ajouter avec éclat aux Musées d'Italie, de Kellerhoven, et à la riche série des ouvrages de Paul Lacroix, édités dans le môme esprit.

La classification que nous avons adoptée nous amène à parler, à côté des représentants de la typographie moderne la plus pure et la plus classique, de l'imprimeur qui a, peut-être, le plus contribué au retour à l'archaïsme dont la France est en ce moment le théâtre. Nous voulons parler de M. Jouaust.

Quel que soit le jugement que l'on porte sur l'école dont M. Jouaust s'est fait l'un des chefs convaincus, on ne saurait nier que ce mouvement ait eu sur les tendances de la librairie pendantces dernières années, une iniluence considérable. Depuis près d'un siècle, le caractère typographique Didot régnait en maître. Dès qu'il avait paru, son dessin à la fois gracieux et sévère, sa gravure d'une régularité et d'une précision remarquables, son approche admirablementcalculée, lui avaient assuré un succès sans conteste. Le désir de chaque fondeur d'augmenter la richesse de ses spécimens, le goût pour les éditions compactes d'une part, le besoin d'exagérer la largeur de la lettre, de

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l'autre, avaient produit quelques variantes plus ou moins heureuses du type original. Mais tous ces caractères, avec des lignes plus ou moins réussies, étaient issus du type Didol ; ils en présentaient les signes essentiels : la forme ronde, et l'assemblage de gras assez épais avec des déliés fins. Il semblait donc que le caractère antique, résultat d'un dessin et d'une gravure encore dans l'enfance, sans un trait vraiment droit, sans une circonférence régulière, fût passé d'une façon définitive à l'état de type historique, et dût disparaître à jamais, respecté plus encore parce qu'il avait servi à l'impression de tant de chefs-d'œuvre que pour les qualités incontestables qu'il possède. 11 paraissait d'ailleurs facile, ainsi que les Anglais nous en ont donné la preuve, d'introduire ses qualités dajis le caractère moderne, sans en altérer aucunement les tendances.

Les choses en étaient là, quand éclata, il y a vingt ans à peine, la réaction qui, timide d'abord, prend aujourd'hui les proportions d'un triomphe. Deux typographes éminents, M. Perrin, à Lyon, et M. Chiye, à Paris, semblent avoir eu en même temps l'idée de cette révolution.

Dès 1846, M. Perrin avait fait graver, pour l'ouvrage de M. Boissieu [Inscriptions antiques de Lyon), ses capitales augustales. Deux ans après, il trouvait dans les anciennes matrices d'un fondeur lyonnais, M. Rey, le moyen de compléter ses séries par des lct=

1res de bas-de-casse qui lui paraissaient s'harmoniser mieux avec ses capitales que le caractère moderne. Les types de M. Claye ont une même origine; c'est également à Lyon que cet imprimeur a trouvé le premier noyau des matrices qui alimentent maintenant sa maison, pour les impressions de ce genre * .

A la même époque, vers 1 855, un éditeur qui fut un bibliophile distingué, et qui a droit aux hommages de tous les érudits, M. Jannet, commençait à publier la collection connue sous le nom de Bibliothèque ehevirienne, et en confiait l'impression à la maison Guiraudetet Jouaust, dont M. Jouaust est aujourd'hui le chef. Sans accepter d'une manière absolue les types du seizième siècle, ces imprimeurs, d'accord avec Jannet, firent graver et fondre chez Laurent et Deberny, des caractères copiés sur les anciens, mais modifiés d'après leurs idées personnelles.

Les Satyres de Mathurin Régnier furent, croyonsnous, le premier volume imprimé avec ces caractères.

La typographie archaïque était dès lors fondée. Longtemps assez modeste dans ses allures, elle a pris

* Depuis l'Exposition de Vienne, M. Claye a publié le spécimen de ses types de caractères et d'ornements anciens. Ce volume remarquable ne rendra pas seulement aux typographes de signalés services ; il aura sa place dans les bibliothèques d'amateurs comme une œuvre parfaite au point de vue de l'impression.

depuis 1867, uiitrc les mains de M. Joiiaiisl et de

M. Lemerre, un rapide essor.

Jannel, fidèle au programme qui figure eu lèle de son premier catalogue, avait voulu dunuei' à chacun « du texte pour sou argent. » Les volumes imprmiés avec une justification compacte, avec peu de marge, sur un papier de belle ([ualité, mais relativement mince, n'avaient rien qui put séduire le grand public peu habitué au commerce des Elzevier, et plus familier avec les beaux vélins très-blancs et très-satinés dont Jannet faisait si pende cas. D'autre })art, le choix ■des livres dont il préparait les éditions avec tant de soin, s'il devait lui mériter l'approbation des érudits et des bibliophiles, ne lui permettait pas d'espérer, au moins tout d'abord, lui public suffisant pour les prix peu élevés de ses volumes. La bibliothèque clzevirienne, aujourd'hui continuée par M. Daffis, a donc traversé bien des vicissitudes dont elle est sortie victorieuse, mais ({ui en ont entravé l'essor rapide.

Cependant le goût du public pour le vic^ix neuf en typographie, comme eir bien d'au Ires choses, avait fait de rapides progrès, et les éditeurs (jui suivirent Jannet dans la voie qu'il avait ouverte, devaient trouver le terrain bien préparé. Sans s'attacher à reproduire les volumes sévères des Elzevier, ils ont sacrifié à la mode du jour, en s'efforcant de faire des livres de luxe, et avec les types du

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seizième siècle, ils nous paraissent, en détînilive, se rapprocher beaucoup [)lus des modèles du dixliuilième.

Commercialement, l'entreprise a complètement réussi. Malgré leurs prix élevés, les ouvrages archaïques sont épuisés souvent peu de jours après leur mise en vente; les exemplaires numérotés et sur papier de choix, Chine ou Whatman, trouvent acquéreurs, à quelque haut prix qu'on les cote ; en un mot, la librairie archaïque moderne règne en souveraine à côté du commerce des vieux livres.

Au point de vue typographique, faut-il applaudir à cette réaction, sur laquelle nous nous étendons d'une l'acon spéciale, parce que son véritable développement appartient à la période qui sépare les deux dernières Expositions universelles? La réponse prête, au moins, matière à discussion.

Le caractère antique présente, au point de vue purement technique, un avantage marqué. Un type à déliés fins, s'il donne une grande netteté au premier tirage, est rapidement usé. Ce défaut est surtout sensible avec les tirages à la machine qui écrasent plus les caractères que les tirages à la presse à bras. x\u contraire, le caractère antique, dans lequel toutes les lignes ont une valeur égale, conserve toujours ses proportions, et semble ne pas vieillir ; suivant un proverbe d'imprimerie, les antiques sont neuves jusqu'au talon. Mais cet avantage est tout pratique, et ne peut

élre, pour le public, naturellemenl peu disposé à entrer dans ces questions de métier, le secret de la laveur dont jouit ce caractère. Sa forme est incontestablement moins pure, moins gracieuse que celle des types qu'il aspire à remplacer; les réformes, s'il y en avait à faire, n'exigeaient pas un tel retour au passé.

Le procès ne nous paraît donc pas pouvoir être jugé d'une manière radicale. Les caractères elzeviriens donneront toujours un parfum d'archaïsme de bon goût à la réimpression des ouvrages dont ils ont été les contemporains; mais leur emploi est moins opportun quand il s'agit de livres plus modernes. Qu'il nous soit donc permis de faire quelques réserves ; nous louons sans restriction les efforts de ceux qui se consacrent à ce genre de publications ; nous admirons le soin et la correction de leurs éditions, ainsi que la façon remarquable dont elles sont exécutées. Mais nous ajouterons, au point de vue typographique, que le même but eût été probablement atteint sans l'emploi exclusif des types auxquels ces imprimeurs semblent s'attacher.

Après cette petite querelle, nous n'avons plus que des éloges pour M. Jouaust. — Editeurdepuis 1(S67, époque à laquelle il (h'buta par une édition in-S" des œuvres de Régnier, il n'a eu que des succès, et il })eut revendiquer une large part dans le réveil

d'un goût dont les lettres et l'érudition ne peuvent que profiter. Heureux dans le choix des livres qu'il édite, plein de goût dans leur arrangement, typographe consciencieux dans leur exécution, il nous présente toute une collection véritahlement digne de la réputation qu'elle a acquise àsonhahile éditeur. Le Daphnis et Chloé, avec encadrements rouges et eauxfortes imprimées dans le texte, est un bijou dans ce genre; le Décaméron, VHeptaméron, V Horace du comte Siméon, le La Bniyèrej le La Rochefoucauld, le Rabelais, ont, parmi tant d'autres belles publications, attiré l'attention du jury. En décernant à M. Jouaust la médaille de bon goût, ses juges ont voulu exprimer le sentiment agréable inspiré par tout ce qui sort de sa maison.

M. Gautiiier-Yilkahs, successeur de Mallet-Bachelier, tient toujours le premier rang pour les ouvrages de mathématiques ({u'il édite et imprime avec tant de soin. Chacun sait combien de signes variés exige la composition des formules géométriques ; on sait aussi que, pour qu'une formule soit claire et satisfasse le mathématicien, rien dans les espacements et dans la disposition ne doit être livré au hasard ou à la fantaisie. La supériorité incontestable de M. Gauthier-Villarsest due à ce que, dans ses éditions, il n'a pas hésité, au lieu de recourir h des parangonnages coûteux et nuisibles à la solidité de la composition, à

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créer un matériel établi sur points avec une extrême précision, et au moyen duquel tous les signes viennent se poser d'eux-mêmes, dans la page imprimée, à la hauteur et à l'écartement voulus.

Entre autres publications de sa maison, M. Gauthier-Villars a exposé la belle édition des œuvres de Lagrange qu'il imprime en ce moment ; il a eu l'ingénieuse idée de l'accompagner de la copie originale qu'il a dû reproduire. « La simple comparaison du texte à l'édition nouvelle qui vous lait honneur, lui écrivait à ce sujet un juge compétent, M. Serret, de l'Institut, est bien plus éloquente que le plus pompeux éloffe. »

La librairie et l'imprimerie militaires de M. Du- MAiNE publient des ouvrages intéressants, dont quelques-uns, comme les Théories^ sont tirés à des nombres très-considérables. Cet éditeur, quand le sujet l'exige, ne recule devant aucune peine pour assurera ses publications toutes les qualités d'exécution. L'impression des ouvrages de M. le docteur Chenu, sur la campagne de Crimée et sur la campagne d'Italie, est fort remarquable, par le nombre de tableaux qu'exigeait une œuvre toute de statistique.

Madame veuve Belix, éditeur à Paris, possède h Saint-Cloud une imprimerie d'où sortent les excellents ouvrages qui font de cette maison une des

premières liltrairics classiques de jioirc pays. Ici le fond est plus important que la forme, et c'est surtout au groupe XWI qu'il appartient de constater les mérites de cet exposant.

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