EDITEURS
A ceux qui voudraient encore disputer à l'éditeur la qualité de producteur, pour n'en faire qu'un simple marchand, n'ayant d'autre mission que de ])orter le manuscrit chez l'imprimeur et d'en débiter plus tard la reproduction imprimée, il suffirait de citer l'exemple de MM. Hachette, (pii, sans jamais être autre chose que des éditeurs, ont fondé une maison arrivée en cinquante années à une puissance
sans rivale, et qui ont eu sur toute la librairie une influence si considérable.
Sans parler de la révolution dans les ouvrages d'enseignement à laquelle MM. Hacbette ont contribué de la façon la plus efficace par l'extension qu'ils ont donnée à la librairie classique, que dire du Tour du monde, aujourd'bui répandu de toutes parts; de la Bibliothèque des chemins de fer; de la Bibliothèque rose ; de la Bibliothèque des merceilles ; enfin de cette série de Dictionnaires dont les uns embrassent tout le champ de la philologie et de la science, tandis que d'autres répondent à tous les besoins de la vie quotidienne? Parmi ces livres, dont la vente constitue aujourd'hui un trafic énorme, dont la fabrication et l'exploitation occupent annuellement plus de 5,000 personnes, combien n'auraient peut-être jamais vu le jour sans le concours ou sans l'initiative de ces éditeurs !
MM. Hachette, qui n'abordent jamais un genre nouveau de librairie sans l'amener au plus haut degré de développement qu'il comporte, ont édité bon nombre des grands ouvrages illustrés publiés pendant ces dernières années. Tels sont : Rome, de M. Francis Wey; le Japon, de M. Aimé Humbert; VAmériqtie du Sud, de M. Marcoy; et enfin les se})t grands in-folios dus au crayon de Gustave Doié, et comprenant ensemble 450 compositions de grand format gravées sur bois.
MM. Hachette ne se sont pas contentés de ces productions importantes. Ils ont voulu qu'il sortît de leur maison une publication plus capitale et qui acquittât en quelque sorte leur dette envers Tart auquel leur maison était redevable de son éclat. C'est ainsi qu'ils ont entrepris les Evangiles, à la publication desquels ces éditeurs infatigables ont travaillé pendant douze années en faisant appel à toutes les ressources de la typographie et de la taille-douce.
Les Evaufiiles ([in \\ennci\i d'être terminés, et dont le premier exemplaire a figuré à l'Exposition de Vienne, }ieuventêtre considérés, parmi les grands ouvrages de luxe, comme un type qui ne sera probablement pas dépassé. Les éditeurs déclarent qu'ils ont consacré à élever ce monument une somme de douze cent mille francs; et pour les hommes du métier, ce chiffre n'a rien qui puisse étonner. L'œuvre comprend deux parties intimement liées quant à l'effet et quant au résultat que voulaient atteindre ceux qui l'ont entreprise, mais fort différentes au point de vue technique. Les 1*28 planches hors texte, qui reproduisent par l'eau forte les dessins de M. Bida, sont des (Ouvres d'art qu'il appartient aux artistes bien plus qu'à nous de louer comme elles le méritent. Le texte qui les accompagne relève davantage de notre compétence.
Tout, dans ce texte, est matière à étude, depuis
l'emploi d'un caractère gravé par M. Viel-tlazal sur les dessins de M. Rossigneux, et destiné, dans la pensée de ses auteurs, à réunir les qualités du type Didot et celles des anciens modèles du seizième siècle, jusqu'au tirage des ornements gravés en taille-douce sur les dessins de M. Rossigneux, et imprimés après coup, avec une remarquable précision de repérage, dans le texte typographique.
Comme dans les anciens caractères, les poinçons de M. Viel-Cazal donnent au plein et au délié de la lettre une valeur à peu près égale; c'est une qualité pour un ouvrage que son format destine à être lu à quelque distance. Comme dans le type Didot, le plus grand soin a été apporté à la forme de la lettre, t\ l'alignement, à la régularité des approches. Ceux qui sont disposés à considérer les beaux spécimens de Pierre Didot comme devant rester les caractères classiques français, pourront peut-être faire quelques réserves, mais tous admireront la pureté du dessin, la régularité irréprochable de la gravure.
Les ornements qui accompagnent le texte font à M. Rossigneux le plus grand honneur. Ils ne témoignent pas seulement du talent de l'artiste, lequel, privé du secours de la figure humaine , réservée exclusivement à l'illustration proprement dite, a su cependant animer son œuvre d'un souffle aussi puissant; ils s'harmonisent avec le texte d'une façon qui montre chez leur auteur une entente parfaite de
rornement en typographie. Enfin le double-filet rouge qui encadre la page, est du plus heureux effet, et en atténue, s'il en était besoin, les proportions un peu grandes nécessitées par l'importance des compositions de M. Bida.
Ce n'était pas une mince difficulté que de faire passer quatre fois sous la presse mécanique, et une fois sous la presse en taille-douce, des feuilles d'un aussi grand format (0,54 sur 0,78). M. Claye, dans les ateliers duquel s'est fait le tirage du texte; M. Salmon, chez qui ont été imprimées les tailles-douces, ont tous les deux produit une œuvre irréprochable. Pas un défaut de repère ne se remarque dans ces pages ; pas un cadre où l'œil constate la moindre irrégularitt'^ ; pas une page dont la couleur soit inégale. On ne saurait, enfin, pour rendre justice à chacun , omettre de dire que le papier a été fabriqué à la papeterie du Marais ; il possède toutes les qualités qu'exigent la typographie et la lithographie; il est sorti à sa gloire de l'épreuve de manipulations aussi complexes que celles qui viennent d'être décrites.
Quand il s'agit de la maison Hachette, il faudrait en quelque sorte tout citer. Nous nous arrêterons cependant, après cette bien incomplète analyse de la création principale de cette librairie, en répétant ce que disait le jury, dans son rapport au Conseil chargé de décerner les diplômes d'honneur : « Cette maison, depuis sa fondation, n'a cessé de travailler
à l'ëducatioii de reiifanl, à rélévation intellectuelle et morale de radolescent, à la culture et à l'instruction de l'homme mûr; elle a élevé un monument digne du plus noble des arts, et ses fondateurs, en reportant leurs regards sur leur œuvre, ne peuvent être que satisfaits et fiers. »
On connaît l'essor que les travaux d'architecture ont pris en France depuis 1855. Paris a donné l'exemple; les autres villes l'ont suivi, et il n'est guère de bourgades où n'ait pénétré la lièvre de bâtir. Pour former rapidement les générations d'architectes, d'artistes et d'ouvriers qu'exigeaient ces grands ti-avaux, des livres étaient nécessaires; une ère nouvelle s'est donc ouverte pour la librairie d'architecture. Il s'est trouvé un éditeur intelligent pour comprendre ce besoin, et pour centraliser en quelque sorte en une seule main cette importante et coûteuse spécialité : c'était M. Morel. Sa maison fut fondée en 1857 sur les bases les plus modestes. Dès 1807, le jury le distinguait parmi les plus méritants, et, seul de tous les éditeurs, il obtenait à l'Exposition universelle de Paris une médaille d'or. Quand la mort est venue, en 1870, interrompre une carrière si bien commencée, M. Morel a légué à ses successeurs un établissement qui, dans sa spécialité, n'a pas de rival en Europe.
La maison Morel et C'^ est aujourd'hui dirigée
]);ir M. DES FossEz, qui avait été associé aux premiers efforts de celui qu'il remplace actuellement. Elle n'a rien perdu ni de son activité, ni de la supériorité de sa fabrication. Depuis 1867, elle a publié 75 volumes nouveaux, dont 55 de grand format; elle a fait graver plus de 5,000 figures destinées à être intercalées dans le texte, plus de 2,800 planches en taille-douce, et elle a fait exécuter environ 1,000 planches en chromo-lithographie.
Le jury a été vivement frappé de ces résultats, qu'il a voulu reconnaître en accordant à la fois à cet exposant la médaille de progrès et celle de bon goût\ 11 a remarqué d'une manière spéciale deux grandes publications, illustrées surtout de planches tirées en couleur, VArt arabe et VOrnement russe. Il a signalé aussi les publications périodiques de la maison, la Gazette des architectes^ VArt pour tous, le Manuel de peinture, etc., et enfin le Dictionnaire du mobilier, de M. YioUet-le-Duc, dont les trois premiers volumes renferment près de 1,200 gravures dans le texte.
M. Baudry, avec quelques ouvrages d'architecture importants, a exposé toute une série de travaux de
* Par suite friine intorprétalion du règlement, les médailles doubles à un même exposant n'ont pas été maintenues par le Conseil des présidents. Il convient cependant do constater ici qu'une délibération régulière du jury du groupe XII avait accordé cotte distinction spéciale à trois exposants français, MM. Didol, Lemercier et Morel.
54 EXI'USITIO.N DE VIE.NXE.
tecliiiolo<^ie justeineiil estimés. M. Baiidry n'a pas d'imprimerie, mais il possède à Liège un élablissemejil de gravures où sont faites la plupart des planches qui accompagnent ses éditions.
M. Lévy, éditeur de la réimpression de Duccrccau, et d'un grand ouvrage sur le costume, a publié récemment un travail important, VŒuvre de Rembrandt, dont les planches sont reproduites d'une manière heureuse [»ar l'héliogravure. L'une de ces planches, la gravure aux cent florins, gravée à l'eau-forte par M. Flameng, peut être considérée comme le fac-similé le plus parfait que l'on puisse exécuter.
M. DuNOD est l'éditeur des Annales des ponts et chaussées. C'est dii-e (juelle est la spécialité de sa maison. Tout ce qu'édile M. Dunod, dont h^ catalogue est considérable et comprend notamment ])on nombre d'ouvrages d'enseignement secondaire, est exécuté avec grand soin et souvent même avec luxe.
Une maison encore nouvelle, à laquelle la possession de tous les ouvrages de M. Daly a assuré dès l'origine une grande importance, celle de MM. Ducheii ET C'% aborde avec succès le genre de [)ublications, aussi bien (jue le mode d'exploitalion de la maison Morel.
IMPRIMERIE ET LIRRAIRIE. 55
M. Rothschild a terminé cette année une œuvre importante, entreprise sous le patronage de la Ville de Paris et du Ministère de l'agriculture, les Promenades de Paris, par M. Alphand. M. Rothschild a eu l'occasion d'employer presque tous les genres d'illustrations dans cet ouvrage, ({ui comprend à la fois des vues d'ensemhle, des plans de nos promenades et des types des plus belles plantes ornementales. La conduite de cette grande publication, qui offrait de sérieuses difficultés et à laquelle ont été consacrées plusieurs centaines de mille francs, fait honneur à M. Rothschild, qui montre, d'ailleurs, un grand goût dans tout ce qu'il entreprend. Le texte des Promenades de Paris a été imprimé chez M. Clayc.
A côté des éditeurs qui se consacrent spécialement à l'architecture et aux arts, vient se placer tout naturellement un artiste, éditeur de ses propres œuvres, et qui a voulu, à ce titre, être compris dans l'exposition de la librairie. Les ouvrages de M. Lièvre rendent chaque jour de plus grands services, en mettant à la disposition des artistes français un grand nombre de modèles, qui, sans cette publication, resteraient perdus pour eux. Ses dessins, d'une rare perfection, sont reproduits avec une remarquable habileté de procédé.
La Gazette des Beaux-arts rend à l'art des services îqipréciés de tous; le jury du groupe XII a été heu-
reux (le récompenser à sou leur les soins constammenl apportés à ceLLe utile puitlication qui, fondée par M. Galiclion, est aujourd'hui dirigée par M. Ménard.
L'Iu-usTRATioN, sous la direction si intelligente de M. Marc, maintient son ancienne réputation. Longtemps imprimé sur ses propres presses, ce journal est aujourd'hui tiré chez M. Martinet, dont la renommée n'est plus à faire pour la façon dont il interprète les vignettes.
M. DucROCQ représente honorahlement la librairie spéciale pour la jeunesse; son catalogue est varié, et les volumes en sont bien exécutés. M. Tu. Lefî^vre s'adonne avec succès à la môme spécialité. M. Cii. Delagrave, qui est à la tête d'une des librairies classiques les plus actives de notre pays, consacre en ce moment une partie de ses soins à la création de tout un matériel géographique ; récompensé dans notre section, il trouvera en outre de justes éloges dans le rapport du jury du groupe XXYl.
M. PiORET porte un nom justement populaire. C'est son père qui a été le créateur de cette collection de Manueh dont les 400 volumes anjourd'bui publiés embrassent le champ tout entier de la technologie. Il ne peut s'agir ici i\v luxe typographique. Mais MM. lioret, dans les Suites à Buffon, dans \v.s Roses de lieiloulé, out montré (pi'ils savaient, aussi bien
(|iraiicnii autre (kliteiir, faire de beaux livres soigneusement illustrés.
On sait combien TAllemayne est fière de ses éditions musicales. La France a pu mettre en parallèle les produits d'un des éditeurs de musique les plus actifs et les plus consciencieux de notre pays, M. Acliille Lemoine.
M. Lemoine, dont la maison, la plus ancienne du commerce de musique de Paris, remonte à 178U, est fidèle aux traditions de l'établissement qu'ont dirigé successivement son grand-père et son père, Henri Lemoine. L'extension prise par ses publications, principalement consacrées à l'enseignement de la musique et à la reproduction des œuvres des grands maîtres, l'a conduit à fonder, il y a quelques années, une imprimerie, et à créer des ateliers de gravure qui lui permettent de donner à ses éditions des soins tout particuliers et fort appréciés des artistes. Le Panthéon des pianistes, tiré par report à la machine lithographique, est vendu à raison de cinq centimes par page ; c'est aussi par reports à la machine qu'est tirée la jolie édition des classiques in-18, gravée d'abord sur cuivre avec une grande finesse. La presse mécanique lithographique x)uvre d'ailleurs aux éditions de musi({ue, au point de vue de l'économie du tirage, un large champ devant lequel tous les essais de composition de la mu-
sique en types mobiles, ou de gravure par la pyroxylographie, perdent beaucoup de leur importance.
Nous avons terminé la revue de tous les imprimeurstypographes ou des li])raires qui avaient exposé à Vienne à titre individuel ; nous voudrions, si cette étude ne devait pas nous entraîner lioi's du cadre que nous nous sommes tracé, dire quelques mots des libraires et des imprimeurs figurant dans l'exposition collective du Cercle de la librairie^. Mais ce serait passer en revue toute la librairie parisienne, répéter
^ Voici los noms des meniltrcs du Cercle (jui oui pris part à l'exposition collective organisée par S(>s soins et récompensée par le jnrv d'un diplôme d'honneur.
Veuve AiLLAUD, Guillard et C'^ — Baciielin-Deflorenne. — Geumer- Bailuère. — J.-B. Baillière et fils. — J. Baudry. — Ch. Bécoolet et C'°. — Ch. Becquet. — Eugène Belin. — Blanchet frères et Klecer.
— Jules Boyer. — Casson et Moxtgolfuor. — Chardon aîné. — Jules Claye. — Coblence. — Ch. Delagrave et C'°. — Adr. Delahaye. — J. Delalain et fils. — C. Derriey. — Didier et C'^ — Paul Dicrocq. — J. DrjiAiNE. — L. DuMOïsï. — Dunod. — Paul Dui'ont. — Firinin Didot frères, fils et C'". — F. Garde. — Garnier, à Chartres. — Gauthier- ViLLARS. — La Gazette des beaux-arts. ^ Aug. Godchaux et C'*. — GuiLLAUiMiN et C'^ — Hachette et G'°. — J. Hetzel et C'". — Société
DE 1,'I.MPRIMERIE GÉiNÉR.iLE. — D. JOUAUST. — JulcS BeBNARD Ct C'^. —
Administration de la jurisprudence générale. — Ch. Laboulaye. — Eugène Lacroix. — Lacroix frères. — Ad. Laine. — A. Le Brument, de Rouen. — Th. Lefèvre. — Lejiercier et C'^ — Alph. Lemerre. — Henri Lemoine. — Edouard Lièvre. — 0. Lorenz. — Ch. Lorilleux fds aine. — Alfred Mame et fils. — Société des papeteries du Marais.
— A. Marc et G'^ — Fr. Martin-Bottier (de Bourg). — G. Masson. — Gustave Mayeur. — Veuve A. Moukl et C'% — Henri Plon. — Ed. Privât, ,'i Toulouse. — C. Reinvvald et C'°. — Renouard. — E. Roret.
— Société anonyme des publications périodiques. — L. Techener fils.
— Teste et Massin. — Weil. — Wittersiieim.
IMPRIMERIE ET LIRRAIRIE. 59
ce que chacun sait, en rendant justice à des hommes' dont les travaux sont connus de tous, et ont été déjà maintes fois appréciés. Nous nous bornerons donc à signaler un nouveau venu dont les livres figuraient pour la première fois dans une exposition, mais qui a déjà conquis tous ses grades auprès des bibliophiles, comme auprès de ses confrères, M. A. Lemerre. Les succès de M. Lemerre sont mérités. Ses éditions, d'abord imprimées par M. Jouausl, et qui sortent presque toutes aujourd'hui des presses de M. Claye, se distinguent par le soin extrême apporté à tous les détails, et témoignent d'un goût })ur et de connaissances typographiques profondes chez celui qui les entreprend. Le tirage est d'une égalité parfaite, même pour les exemplaires sur papier de Chine ou de VVhatman, et alors même qu'il n'a pu être fait, pour ces exemplaires de luxe, de mises en train spéciales. Ses volumes affectent, dans leur disposition, une sobriété du meilleur goût. Enfin, M. Lemerre n'a pas seulement entrepris des réimpressions des classiques les plus estimés; il édile des œuvres modernes importantes, que signalent un format gracieux et un papier d'une teinte bien choisie.
Il est une catégorie d'éditeurs qui, pour ne pas faire le commerce des livres, n'en tient pas moins un rang des plus distingués parmi ceux dont les travaux donnent à la typographie l'occasion de produire ses
œiivros les plus parfniles. Nous voulons parler des ^rand(;s administrai ions [jiiblicpics ; l'iiiie (rdlcs, la Ville DE Paris, a demande' à ùlre appivciée jiar !<■ jury des arts graphirpies.
Les travaux que la Vilh; de Paris a fait exéeiiter depuis vingt ans ont nécessité la reproduction par la gravure ou par la typographie d'œuvres très-considérables. En outre, la Ville a largement contribué, soil par des subventions directes, soit par le concours de ses ingénieurs, à un grand nombre de publications entreprises par les éditeurs d'architecture. Le jury, ne pouvant accorder pour une exposition en quelque sorte; subsidiaire, inie récompense digne des efforts et des talents qu'elle témoigne, a cru néanmoins devoir consigner à ses procès-verbaux la demande qui lui a été adressée par la Ville de Paris, et ses regrets de ne pouvoir y donner suite.
Au même titre que la Ville de Paris, le Ministère DE l'agriculture ET DU COMMERCE a mérité l'attention toute spéciale du jiu^y des arts graphiques. Il avait exposé tous les ouvrages publiés sous ses auspices. Nous avons distingué , parmi ceux (jui émanent de la direction de l'agriculture, le Traité des races bovines, de naiulement, qu'accompagiu' un atlas dont les ])lat!ches ont été dessinées et gravées par les artistes les plus éminents. La collection des l^rimes (riionnear et des prix eulln-
iMi'nr.iEiui: et unuAiHiE. 4i
vaux décernés dans les concours régionaux, et (|ui comprend aujourd'Imi cinq volumes, illustrés de figures en noir et en couleur exécutées par les procédés les plus nouveaux, faisait regretter que l'Imprimerie nationale n'ait pas cru devoir suivre l'exemple de tous les établissements analogues et exposer pour son propre compte des œuvres aussi remarquables.
L'exposition du Mlmstèke des travaux publics et celle du Ministère de l.v guerre étaient également dignes d'attirer, sous plus d'un rapport, l'attention du jury du groupe XII. La Banque de France avait envoyé des modèles de ses billets; I'Administration des postes des planches servant au tirage des timbres-posle. Mais ces différentes expositions ressortissent à plus jusle titre au domaine de la lithographie et de la gravure.