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Emeric David, Recherchas sur l'art statuaire, page

2. De Ædif. Urb. Rom. Evers . , apud Grœvium, IV-col., 1870 et st.

PITTORESQUE DES CONSTRUCTIONS. — STYLE GOTHIQUE. — LABBAVE DU MONT SAINT-MICHEL,

La Merveille, commencement du xn" siècle. — Gravure extraite de la Mosaïque. — Dessin de Gustave Dori!.

monarque éclairé, si digne de recueillir dans sa puissante main les débris échappés au naufrage de l’empire, en entrant à Rome, s'incline respectueusement devant cette population de marbre et de bronze, qui remplissait la ville aux sept collines, population sur le front de laquelle l'art avait imprimé un caractère de noblesse qu'on ne rencontrait plus dans cette autre population courbée sous le joug du conquérant. Théodoric, considérant la perfection de la sculpture monumentale comme le résultat d’un travail immense, labor mundi *, crée un comte pour la garde spéciale des statues. « Nous voulons, dit-il dans son décret, que Votre Sublimité veille à la conservation des monuments antiques, et qu’elle en construise de nouveaux auxquels il 11e manque pour égaler les anciens, que la vétusté. Combien de connaissances vous sont nécessaires ! Combien vous devez être habile, intègre, pour remplir des devoirs de cette importance ! Décoré d’une verge d’or, vous marcherez immédiatement devant nous, au milieu des nombreux officiers qui nous entourent, afin que nous ne puissions jamais oublier combien il importe aux rois que leurs palais annoncent la magnificence

« Théodoric, Athalaric, la reine Amalasonthe, persuadés que l’admiration publique devait protéger contre toute espèce d'outrage les monuments antiques (reverentia custodire), voyaient avec une profonde douleur la mutilation des statues, assignaient des fonds annuels considérables pour leur entretien. »

Et c’était ce monde dit barbare, qui pendant mille ans, captif ou esclave, avait servi dans les spectacles de Rome à

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