COURONNE DU SAINT-EMPIRE ROMAIN, ANCIEN EMPIRE D'ALLEMAGNE
Trésor impérial de Vienne. — Fac-similé d’un dessin d’Auguste Danse. — Grav. extr. de YArl.
immense enthousiasme pour la foi, et se relevaient droits et hauts, et consolés, fortifiés, se sentaient portés au-dessus des grandeurs, des vanités et des souffrances humaines.
LES ARTS AU MOYEN AGE
Quoi que l’on pense de l’extase, de l'éblouissement, et de l’absorption des sens de l'homme par la religion, il est indiscutable que chaque fois qu’un nouveau symbole, qu'un nouveau dogme, qu’une philosophie nouvelle ne proscrivant pas les images a dominé le monde, quelle que soit sa formule, les arts se sont créés, transformés; de magnifiques monuments se sont élevés. La disparition d’une légende religieuse ou patriotique à illustrer et à développer, a toujours coïncidé avec une éclipse de l’inspiration et du sens artistique. Dans les joyeusetés de la Renaissance, pas plus que dans les orgies du xvmc siècle, nous ne pensons que l’homme ait retrouvé l’heure d’extase et d'ivresse morale que l’art du moyen âge et sa foi naïve, enthousiaste, lui avaient procurée.
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Ainsi, le moyen âge a brillé non seulement dans l'architecture et dans les arts qui en dépendent; mais dans toutes les œuvres dites industrielles, dans les moindres productions de cette période, partout dans les fêtes et dans les mœurs, rayonne et vibre le sentiment de l'art.
Suivant les races et suivant le climat, l’art du moyen âge a pris partout une expression différente, a changé de forme comme de but. Sévère et froid en Allemagne, riche et grand en France, pompeux et luxueux à Byzance, gai et théâtral en Italie, féerique en Espagne, éclatant en Perse, bizarre et surchargé dans l’Inde, l’art à chaque siècle se relève, renaît peu à peu chez chaque peuple, arrive à une variété, atteint des horizons que l’art antique n’a jamais entrevus.
En Europe, le catholicisme se combine, s’assimile partout
MUSEE HISTORIQUE DU DANEMARCK. — CHATEAU DE ROSEN’DOURC. — LA CORNE D'OLDENBOURG (1448-1481). — Argent émaillé.
Les inscriptions autour du couvercle sont en caractères romans et donnent les noms des tïyîs mages auxquels la corne était consacrée.
les données artistiques, l’esprit particulier, la poésie ou (e sen-