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PERSAN

vi liée, dans un beau livre dont le titre est le seul défaut', a donné

MIRAHB DE LA MOSQUÉE DE ZECHIL-DJAMI A BROUSSE DÉCORÉ DE FAÏENCES ET D’iNSCRIPTIONS.

Gravure extraite de V Architecture et Décoration turques, par L. Parvillée.

leurs principes pour le tracé des dessins, principes qu’il a étu-

i. « Chaque dessin, dit M. Parvillée, page i3 de Y Architecture et Décoration turques , avait son tracé établi par une suite de lignes déterminant un nombre de filets, de

diés sur les émaux des édifices de Brousse, construits par des Persans vers le xe siècle; mais à compter du ixe siècle, les deux arts se séparent d’une façon plus absolue. L’artiste persan, cherche toujours, — surtout aux plus belles et plus anciennes époques — à éviter les angles droits ; le détail est sobre, les masses larges; le sentiment de la forme architecturale ne l’empêche pas de suivre toujours les sinuosités des tiges végétales, d’exprimer la grâce de la fleur; enfin, aux époques modernes, il copie plus servilement la nature sans l’interpréter1.

Ce qu'il semble gagner ainsi en souplesse et en vérité, il le

rinceaux, de fleurs ou d’ornements; ces lignes formant l’armature de la composition étaient obtenues par des triangles enchevêtrés ou par un assemblage de polygones réguliers. Dans la généralité, lorsque l’artiste a affaire au marbre, au bronze ou au bois, lesquels n’accusent d’autres tons que leur couleur naturelle, le dessin n’est tracé que sur une seule ligne d’armature sur laquelle est adapté un rinceau d’ornement ou de fleur; si dans quelques cas il se trouve deux lignes, la seconde n’est jamais qu’un filet servant d’encadrement et indiquant les points principaux et les centres. »

i. « Quand, au lieu de teinte uniforme, dit M. Parvillée, page i3, à propos des faïences de Brousse, il s’agit d’une décoration polychrome, soit pour peinture murale ou faïence, l’armature est composée d’autant de lignes qu’il y a à faire concourir de filets, de rinceaux de fleurs ou d’ornements; par suite du tracé géométrique figuré par l’armature, tous les rinceaux se suivent en se contournant toujours parallèlement et en se retournant symétriquement. »

« Il en résulte une division égale de tous les fonds, et c’est surtout h l’observation de cette dernière combinaison qu’est due en grande partie l'harmonie qui se rencontre dans toutes les productions, si variées au premier coup d’œil, tant par le charme de la composition que par l’emploi raisonné des couleurs. »

«Ainsi : Le blanc sera troué ou cerné par le noir. Le rouge sera troué blanc, cerné noir. Le bleu sera troué or, cerné or. L’or sera cerné rouge. »

De là dérivent toutes les autres combinaisons, et, cà de très rares fragments près, jamais on ne rencontre le blanc, le bleu et le rouge réunis.

Voici quelques exemples des plus fréquents dans l’emploi de la palette orientale : Rouge, jaune, bleu. — Jaune, vert, rouge. — Rouge, bleu, jaune, rouge. — Vert, rouge, blanc, jaune, bleu. — Violet, bleu, turquoise, or, rouge. — Les triangles employés à tracer les armatures sont : le triangle égyptien, composé de huit parties à la base et de cinq sur la hauteur, et le triangle en tiers-point ou équilatéral.

Lire aussi le travail de M. J. Bougoin. Les Arls arabes. Morel, éd.

l’art PERSAN [89

perd en caractère, en compréhension de l’effet, surtout au point de vue de la décoration monumentale.

Prenons l’art persan aux bonnes époques, par exemple dans les faïences de Rhodes qui sont si appréciées aujourd’hui. Jamais l’artiste n’omet les grands principes d’observation vraie et d’effet

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