‹ Les arts meconnusChapitre 67 sur 151 · BATON DE COMMANDEMENT OU SCEPTRE · texte numérisé non relu

BATON DE COMMANDEMENT OU SCEPTRE

Boucle ancienne; boucle moderne; collier; bracelet ancien; bracelet moderne; bracelet de petite fille avec porte sucre; bracelet ancien. Tous ces objets rapportés de l’Asie centrale, par M. de Ujralvy sont en argent incrusté de turquoises. — Musée ethnographique. Dessin de Schmidt.

est de la grosseur d’une noix, tel celui de Livia, provenant de l’ancien cabinet de Marlborough, etc.

On a longtemps discuté sur l’usage de la turquoise dans les civilisations antiques, et sur son identification avec plusieurs pierres mentionnées par Pline. Suivant nous, M. Kin'g a démontré victorieusement que bon ne devait pas la trouver dans le callais ou callaina, qui n’est autre que le péridot (jaspis aeri- { usaj ou jaspe céralé , lequel s’identifie parfaitement avec la saphirine chalcédoine (jaspe). 11 est évident que c’est Y émeraude (smaragdus) herméenne ou perse (Persicus) de Démocrite, décrite par cet auteur, qui est le nom classique de la turquoise analogue à la pierre ou à l’ivoire fossile, parfaitement définie par Théophraste ’.

Nous pouvons donc supposer que l’architecture antique persane a dû préférer l’harmonie verdâtre de la turquoise pour l’émail, cette couleur devenue sacrée par la suite, et qui fut dès l’origine, celle des étendards de l’Islam, du Prophète et de ses descendants.

11 semble que l’exploitation successive des mines de turquoises du nord de la Perse, principalement dans la province de Khorasan, près de la ville de Nésébahur, a amené les Orientaux, de l’antique emploi des nuances vertes, préféré à toutes les nuances du bleu, depuis le ton intense jusqu’au bleu blanchâtre ou laiteux, en passant par l’azuré, c’est-à-dire par tous les tons naturels des turquoises orientales, de vieilles ou de nouvelles roches. Aujourd’hui, on ne trouve plus guère que ces dernières, encore sont-elles de mauvaise qualité; les mines de turquoises des vieilles roches étant épuisées, après avoir fourni, durant des

Traité des pierres , ch. lxv.

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