BOUTON SARTE EN ARGENT ORNÉ DE TURQUOISES
AMULETTE K1RGHISE.
Coll. Ujfalvy.
i. « Le Syrien Héliogabale se montra incidemment à Rome paré de la tunique perse rehaussée de pierreries (turquoises et autres). Byzance fit une règle de cette exception ; le nom et la coupe de plusieurs vêtements y furent empruntés à la Perse. » De Linas, Les Origines de l’orfèvrerie cloisonnée, page 296.
Nous donnons p.21 3 quelques aiguières anciennes où nous croyons que l’on retrou-
et une croupière étaient estimées un million, et à la fête de la circoncision de Mahomet 111, la corporation des joailliers du Be\estân étalait sur ses habits la même somme de perles et de pierreries'.
De nos jours, la joaillerie persane, après des milliers d’années, malgré l’infériorité des matériaux et la médiocrité des fortunes, a conservé la tradition des pierreries incrustées dans
l’or. Une des plus grandes différences que l’on puisse signaler dans son application moderne, c’est que parfois les bijoutiers orientaux, au lieu d’incruster les turquoises dans l’or, incrustent aussi l’or dans les turquoises.
Leur procédé consiste à graver, sur ces pierres, des chiffres et des arabesques, qu’ils remplissent ensuite d’or fin et frappent comme sur de l’acier damasquiné. Vu la fragilité de la substance, il faut qu’ils procèdent avec une grande légèreté, ou qu’ils aient un moyen inconnu aux lapidaires européens.