‹ Les arts meconnusChapitre 78 sur 151 · BAS-RELIEF DE SCHAPOUR PRES DE KAZEROUN · texte numérisé non relu

BAS-RELIEF DE SCHAPOUR PRES DE KAZEROUN

Représentant, en figures de grandeur colossale, le triomphe de Sapor sur l’empereur Valérien, l'an 260 après J.-C., exécuté sous les dynasties SassanfSes — Gravure extraite de YEncyclop. des B. -Arts,

par Demmin.

Sinaï; l’église que fit élever la mère de Constantin sur le mont

tout ordre qui lui étaient fournis par le commerce, les voyages dans les colonies de l’Asie Mineure; tâche qu’elle a su accomplir avec une grandeur sublime, à la vérité, et qui lui assure à jamais le premier rang dans l’art.

Mais enfin il faut avouer qu’elle n’a fait que se servir la première et avec bonheur des matériaux que l’Assyrie et l’Egypte lui fournissaient, matériaux déjà améliorés par le sens ingénieusement artistique des peuples de l’Asie Mineure et de la Phénicie.

Mythologie, symboles, ordres d’architecture, premiers principes de la sculpture, polychromie, tout fut fourni par l’Orient et versé dans le creuset sublime qui enfanta le Parthénon.

Nous retrouvons les Grecs, à l’époque byzantine, encore plus adroits dans une nouvelle adaptation des principes de l’architecture et de la décoration orientale.

des Oliviers, l’église de la Vierge à Josaphat, le temple d'Or à Antioche, celui des Saints-Apôtres à Athènes, portèrent les premiers un dôme couvert de mosaïques et fournirent les principaux éléments de ce style qui a élevé Sainte - Sophie1. N’oublions pas que Constantin, quand il s’établit à Byzance, — ancienne cité perse jusqu'à Xerxès, — chargea un Persan (Métrodore) de construire son palais et son église, exemple suivi jusqu’à Justinien.

« Les Grecs, dit Batissier, avaient une architecture dont il reste à peine quelques débris; mais elle offre dans son ornementation ce système de faces et d’angles imitant des cristallisations, système qui a été importé dans l'empire d’Orient. Nous savons en etfet que Justinien employa un architecte persan pour décorer plusieurs édifices de Constantinople. Le goût persan a donc pu exercer une influence sur l’art byzantin, mais il est difficile, dans l'état actuel de nos connaissances, de dire nettement en quoi consiste cette influence 2. »

Nous avouons ne pas saisir la dernière réticence de Batissier.

Est-ce que la décoration des édifices de Byzance n'eut pas comme principe général l'emploi de la mosaïque, cette peinture éternelle, couvrant toutes les murailles de pièces émaillées, formant des figures et des ornements, tels que nous l’avons vu

1. Parmi les ouvrages qui donnent les détails les plus intéressants sur les origines de l’art byzantin nous citerons : Ivan Jones, Grammaire de l’ornement; — Flandin et Coste, Voyage en Perse; — Du Sommerard, Les Arts du moyen âge; — Salzenberg, Alt-Cbristliche Baudenhnale von Constant inopel. — Waring and Mesquoid, Architectural Art in Holy Spain ; — Barras et le duc de Luynes, Recherches sur les monuments des Normands en Sicile; — Ressemer, Arahische unà ait Italienische Bauverzierung ; — Texier, Description de l’ Arménie et de la Perse ; ■ — Batissier, Histoire de l’art monumental , etc., etc., et ceux que nous avons déjà cités.

Page 1