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III. — Décoration des appartements

Peintures murales. — Les ruines de Pompeia et d'Herculanum ont mis au grand jour la décoration intérieure des habitations romaines, et l'on sait que la partie la plus importante de cette décoration consistait en peintures murales . Ce genre de peinture fut également cultivé dans le moyen-âge. A cette époque, on l'appliqua particulièrement aux édifices consacrés au culte, comme un embellissement et un enseignement tout à la fois; mais on s'en servit aussi pour orner les palais, les salles des abbayes, des échevinages et des châteaux, et dans ces derniers temps on en a retrouvé sur divers points de la France de précieux débris. La description des églises ne rentrant point dans le cadre de notre travail, nous nous bornerons ;i mentionner, comme sinqilc indication, les fresques de Saint-Savin, celles de Saint-Honorat, à Arles, et nous arriverons de suite aux habitations civiles et féodales.

L'une des plus anciennes peintures de ce gem'e est celle du château de Cindré (1); elle représente un tournoi; les personnages ont un mètre de hauteur et les couleurs, posées par teintes plates, n'offrent aucune dégradation de tons. On la fait remonter au milieu du xui*' siècle (2).

Sur la voûte et les parois de la tour de Veyriues (3) sont représentés, dans des fresques du xv^ siècle, divers épisodes de la vie du Christ, saint Christophe {X>rtant l'Enfant Jésus, et saint Georges terrassant le dragon. Les ruines du château de Sir-Amé nous offrent, à la même date, les quatre évangélistes avec leurs attributs, et le couronnement de la Vierge par son divin fils. Nous indiquerons encore la peinture murale découverte en 1851 dans le (château de la Barre, département de l'Indre (4) ; elle représente le Crucifiement; la Vierge tient son iils mort sur ses genoux; saint Jean-Baptiste lui présente le châtelain et la châtelaine en

(1) Arrondissement de la Palisse, département do l'Allier.

(2) Bulletin des Comités historiques, mars 18.")i. Arclicologic, p. 7.ï.

(3) .Mcrignac, département de la Gironde.

(4) Voir Bulletin des Comités historiques, année 18"il, p. 122 etsuiv.— 11 existait des pemtures du mènic genre dans le château de Joinville, comme le témoigne le passage suivant empmnté à la Chroniqu,. du compagnon de saint Louis : « Monseigneur Dragoncs, un riche home de Provence, dormoit la matinée en la nef qui bien estoit une lieue devant la nostre, et appela un sien escuyer et 11 dit : Vaestou-

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