ASCENSION AU GAP NORD
liquides, les vagues, que le vent chasse devant lui, assaillent le cap de tous les côtés à la fois, brisant leur iureur contre le granit immobile.
Nous n'avons point connu ces spectacles d'une horreur sublime, et, quand le souvenir du cap Nord nous revient, comme la première fois nous le voyons toujours par une belle nuit d'été, sereine et sans ténèbres, projetant sa grande ombre sur Jes flots empourprés ; devant nous, à Tinfini, s'étend la mer immobile, et si, le long de l'écueil, soulevée en ride légère, quelque vague suspend à ses flancs de granit une frange d'écume, bientôt elle retombe apaisée à ses pieds, et s'endort avec un faible et doux murmure.
(Louis Énault, laNorwége.)