‹ Les ascensions humaines: évolutionnisme et catholicismeChapitre 13 sur 41 · PRÉFACE XXVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXVII

lapassion de s'élever: passion sansorgueil,mais humble au contraire et pleine d'un sentiment d'indignité. Ces mépris et ces élans, ces dégoûts et ces passions sont une glorification de Dieu ; Tàme mondaine qui les ressent est toute proche de glorifier Dieu humblement. Telles apparaissent, à la lumière de l'évolution, l'origine et la fin de l'amour. Seule cette idée peut satisfaire un croyant qui sent tout le divin de l'amour et qui souffre d'entendre des hommes religieux en parler sans respect et sans intelligence.

En indiquant la signification morale de la parole créatrice lue dans l'évolution de l'Univers, je ne prétends pas y avoir trouvé la solution de problèmes supérieurs à l'intelligence humaine.

Je ne prétends pas, en particulier, y avoir trouvé la solution d'un problème aussi angoissant que l'existence de la douleur et du mal sous le gouvernement d'un bien infini. La

PRÉFACE

théorie de révolution m'amène à placer les origines de la douleur et du mal dans un monde qui a précédé le monde actuel ; mais une semblable hypothèse ne fait qu'éloigner le problème. Il me suffît de montrer à ceux qui confessent avec moi le Fils de l'Homme une harmonie sublime entre la vérité connue par les moyens naturels et la vérité révélée. 11 me suffit de conseiller aux âmes qui cherchent le vrai, qui errent, inquiètes, avec défiance et avec envie autour de la religion positive, de prendre la glorification de Dieu comme règle fondamentale de leur vie, règle conforme à la fois aux aspirations de leur intelligence et à celles de leur cœur. Il n'y a pas d'âme si grande qu'elle ne puisse se remplir de cet idéal; il n'y en a pas de sîpetite qu'elle ne le puisse contenir.

C'est la fin la plus sublime qu'il soit possible d'assigner à une vie, et cependant chacun peut l'atteindre. Eu égard à cette fin, la

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