CARE
l'artère pulmonaire. LAENNEC avait soupçonné l’existence de telles lésions dans la genèse de l’infarctus pulmonaire, théorie s’opposant à celle de VIRCHOW qui lui assignait, comme on sait, une origine embolique. Mais il faut arriver à nos jours et à la radiologie pour en trouver une étude complète. Nous citerons la thèse de GiroUX (1917) et surtout celle de Marcel THomas (1927) qui parait épuiser la question, en l’état actuel de nos connaissances. Les recherches des radiologistes, en particulier de DELHERM, de CHAPERON, de BORDET, la description faite par les auteurs argentins, avec AYERZA et ARRILLAGA, des « cardiaques noirs » ont servi à tracer le tableau complet de l’artérite pulmonaire,
L'artérite pulmonaire peut être primitive, ou secondaire à des lésions siégeant au niveau du cœur ou des poumons. De par son siège, située qu'elle est entre le cœur droit et les poumons, l'artère pulmonaire peut être la localisation secondaire d’une affection cardiaque à point de départ valvulaire et avant tout : la complication d’un rétrécissement mitral.
HorE, BARIÉ et récemment LAUBRY et Marcel THo- MAS ont insisté sur le rôle du facteur infectieux dans la production de cette artérite pulmonaire secondaire. De par son siège également, nous comprenons que l’artère pulmonaire soit sensible à toute variation de pression dans la petite circulation ; à toute stase pulmonaire, à toute entrave à cette circulation, à toute gêne
mécanique. C'est là l'opinion soutenue par JOSUÉ, puis