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res sont-elles énormes, buissonneuses, peu ou pas hattantes et au niveau du parenchyme lui-même une diminution de transparence de toute la partie moyenne apparaît nettement, s'étendant vers la base, réalisant une opacité uniforme plus ou moins accusée, cependant que les sinus sont libres et que les contours du diaphragme sont conservés. Cette évolution, lente, progressive, aboutit à une terminaison fatale en pleine asystolie chez un malade dont la cyanose n’a fait qu'empirer et aui, chaque jour, a mérité davantage d’être appelé le « cardiaque noir ». À l’autopsie, on s'assure qu'il n'existait aucune lésion valvulaire et notamment pas de rétrécissement mitral, c’est au niveau de l’artère pulmonaire et de ses branches — et d’elles seules — que siègent les lésions, dont l’étiolo-
gie reste vague ou imprécise le plus souvent.
B) Artérite pulmonaire intense au cours
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du rétrécissement mitral.
Mais à côté de ces « cardiaques noirs » chez qui l’artérite pulmonaire est autonome et d’une exceptionnelle intensité, il est d’autres malades dont les lésions d’artérite pulmonaire sont liées à un rétrécissement mitral.
Dans quelles sténoses mitrales voit-on survenir de telles manifestations intenses d’artérite pulmonaires, capables de simuler des affections pulmonaires, de tuberculose au premier rang ? capables aussi de créer
finalement des ressemblances avec le tableau si spécial
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des « cardiaques noirs » ? S'agit-il de sténoses mitrales particulièrement serrées ? I] ne semble pas que le facteur mécanique soit en jeu — car nombre de sténoses intenses ne comportent pas cette complication d'artérite pulmonaire majeure, et au contraire, on la voit survenir alors que le rétrécissement mitral était che. Il faut certainement faire la part belle, comme nous l'avons dit plus haut, à un facteur infectieux qui provoque l’altération puis l’atteinte définitive du réseeu de l'artère pulmonaire, quel que soit le degré du rétrécissement valvulaire. Il va sans dire que le facteur mécanique aJoutera ses effets à ceux de cette lésion d'origine infectieuse. Si la sténose mitrale orioinelle est très serrée, on devrait logiquement, une fois le processus déclanché, observer davantage encore de signes de stase dans le système pulmonaire, une cyanose encore plus marquée, une défaillance cardiaque plus précise et plus vite irréductible.
Cliniquement en tous cas, il s’agit de sujets jeunes d'ordinaire et presque toujours des femmes, car il faut noter que cette artérite complique plus souvent un rétrécissement mitral pur, dit congénital, qu’une sténose d’origine rhumatismale. Très souvent, la cardiopathie est restée méconnue et ce sont ces sujets qui, typiquement, se présentent depuis longtemps comme des pulmonaires et sont soignés comme tels. Dans leurs antécédents, en effet, on retrouve une dyspnée facile, la fréquence des bronchites, de la toux, des hémopiysies à répétition, plus ou moins abondantes, ensemble de