‹ Les aspects radiographiques de la broncho-pneumonie non tuberculeuse, dans la première enfanceChapitre 47 sur 54 · OBSERVATION XX VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX VIII

Mag. J.., 9 mois, entre à la crèche Colrat pour toux et essoufflement le 29 juin 1931.

Père et mère bien portants.

Nourrie un mois au sein. L’affection actuelle a débuté il y a quinze jours environ. La température s’éleva à 38°- 39° et resta oscillante depuis.

Diarrhée permanente. Pas de vomissements. Poids 5.680 gr. Etat général touché. Dyspnée vive avec tirage. Battements des ailes du nez sans cornage mais inversion du rythme respiratoire. Toux moniliforme. Cyanose marquée. | A l’examen pulmonaire : Submatité du sommet droit avec souffle aux deux temps ; pas de râles ; mais dans la région moyenne du poumon droit râles expiratoires de gros calibre. Quelques râles à la base.

Poumon gauche : En arrière respiration soufflante sans râles à la partie moyenne du poumon.

Cuti-réaction négative. Pas de B. K. dans les selles.

Le 6 juillet 1931 : Oppression. Teint plombé. Mauvais état général. Nombreux râles sous-crépitants sur toute l’étendue des deux poumons.

Décès le 7 juillet 1931.

Une radiographie du 30 juin 1931 montre un aspect de scissurite double avec augmentation considérable de l’ombre hilaire gauche.

L’autopsie du 9 juillet 1931 est à peu près confirmative d’une broncho-pneumonie. On trouve à droite deux abcès pulmonaires, lesquels d’ailleurs se traduisent sur le film radiographique par deux images annulaires.

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IT. — Ombres hilaires

Parfois l’image radiographique des ombres hilaires et broncho-vasculaires constatée au cours des broncho-pneumonies est considérablement augmentée. Elle est plus large, plus foncée, parfois non distincte de lombre cardiaque ; le chenal clair normal n’existe pas, il est remplacé par une teinte grise ou gris noir.

D’autre part, de l'ombre quadrilatère à grand axe oblique, qui représente l’axe broncho-vasculaire, s’échappent de très nombreuses digitations écartées les unes des autres. À la base, elles constituent dans l’ensemble une sorte d’éventail, dont l’extrémité rejoint la coupole diaphragmatique. Souvent cette image est plus accentuée à droite qu’à gauche.

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