CULTURE JIATIVB EN PLEINE TERRE
On peut devancer de quinze à vingt jours la récolte des asperges en employant le moyen suivant :
On dispose une plate-bande le long d'un mur exposé au midi et convenablement abritée de tous côtés. On retire 35 centimètres deierre,puis on remplit la fosse avec un mélange de deux tiers de terreau de coucha
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neuf et un tiers de la terre extraite, après les avoir bien amalgamés-ensemble. Cela fait, on enlève 16 à 18 centimètres de la partie de devant, qu'on rejette du • côté du mur, de manière à avoir un ados incliné au sud, ayant 18 à 20 centimètres de plus de hauteur que le sol près du mur, et de 15 à 16 centimètres de moins près du sentier,
L'ados ainsi préparé, on plante les griffes d'asperges à 33 centimèU*es Tune de l'autre et à 6 centimètres du mur. Le second rang se place également à 33 centimètres de manière à avoir quatre rangs dans un ados de 1 mètre environ de large.
Les griffes placées, on les recouvre avec du bon terreau, de manière qu'elles se trouvent à 18 centimètres de profondeur environ, et que Tados commence au niveau du sentier pour s'élever ensuite graduellement de 40 centimètres près du mur.
On devra employer, pour faire cette plantation, la grosse asperge rose hâtive d'Argenteuil bien choisie si Ton veut obtenir de bons résultats. Toute autre variété ne produirait que des récoltes insignifiantes comme quantité, durée et qualité.
On soignera cette plantation comme les autres, on l'arrosera pendant Tété de la première année s'il survient de grandes sécheresses.
Au bout de trois ans, on peut commencer à récolter. A cet effet, on couvre la plate-bande, au mois de février, avec de la litière sèche. S'il survient du beau temps ou da soleil, on enlève la litière pour que la
fi$l^ hmé$ é'écbaulfe^ puis on la sesasi auasitM qttt ]^ jiapir jftW¥e ouj^ue te iena^natune-se celcaidk.
ai la kinpéi^atuiie reste froide, on laisse la pJate-^* tond« /ûopatai^faenit couverte.
AxméAii qiiê lee aspergée «oin^aeneent à sortir, 4m enlève toijht à fait la litière et ob la ceouplaGe par 4e« paillassons qm ¥on retire pendant le jour quand M lail e^i e4j<pe l'im replace pour la cmil.
G^Bi9f9p««Pl8iii94(ameat4¥iP«e}ai;tf Iro^ssemejU nés pliis tôt qm l^ autres^ On d^vra cesser de les ré^ i2oiter J^e^tiM^Y^ j^iis Mit aussi.
aOLTBBM FOBGÊB
Sâcaeri^aspenge, e'^t l'obliger à produire plus iM •Qu bors ifi saîsQfi. On la force.de deux manières : «a pleine terre et sur ceuciies.
^ le ^Ai^ 4eât étoe t)ien choisi pour la cultuire en
• ptaii^e te»», îà est de k dernière impcH^tauce de faire
•daoHc des variâtes les plus «obustes et des meilleures
En pleine terre.^ On dispose des plandues de i inè«l^âelasgMir^n laissant «nire elles une (Ustaoce de %& à 70 Géntisatoes, et on plante les asperges à 33 cen^ timètres seulement, en tous sens, de JOiamèregue àm{m {tlaoohe reçoit droâs rangs, et qiie les rnngs ^«Eièitteuiss se trâKurent à iQpviron 17 ceniimàtres du
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^ tr^ifi^X!^ ^iv^ qui suit, on cm iotmt im »^^f^ ges ^ôasi li^aitéies.
A c»} ^ffet, a^ moi» 4'^K4^e ,0u .éf «oftecatoa,. m enlè¥9 h terre des a^tiei^ <|iii «épene^ tel fda&« ches, jusqu'à une profondeur de 50 centimèJ2»0 mw 65 4e largeur. >
^ (^usai^t .6jEH0 Irmc^s, jon i^^tt» âOf Jm plaa- Ghe8 «Bft^ de te^i^ iipi^;^ que le jjUmX «dit teeiMiveii d^uvkm 30 e^jt^t^eè^ nSyg ^ftte les %ea «irai um ]K)iiiie longuieur ^ ^oesteftt bit^OMOb^
£lelâ lait, (ni rep^pjit les teaAchéei jmeda foicier de cheval sortant de Tétabl^, on l'égalise et le piétine loi^meijQttfprâi on §la£6 les efiffî*68^t iesehâsaîsfiour Badifiteoif l|i it^laur aiif la plaiiche«
Si Tasi m^ ààx fuEiier daaas les iGe£&88 , fl Inudra le j:\etirer qnûnze jouirs aps^s qa'on Vf aui:a mis* Tous les £Qirs, on étend les ^aâUasaoBs apr ies jehâssis, poiiti? «éviter le re&oidisa^ail^aL ^ ksâopUe «i le froid persiste ou augmente, on remplit méiDe4'4me û8Ufîhe de fiftille ou 4e litièi» «èche le vide ^ se tcouve exitji» les cbiâssis et la plsmehe vide, 4pai jdoit éfre de 15 jà d7 .eanliBi^tres. Au betoioi en ajoi^te du iumief idans las réchauds (tranchéei^.
Le» Asperges emsi tsaitées paraissait an iMHitt de douze à quinze jours, selon la tmnpératui^ ; uifds «'il ùii Isès-fcoid, il aipve «o^vveni qiiif^iles «neMent iflusâe 4dm{)s à ^fxiir. Dans ce deraier cas, H faut redoubler de iisûia poiH* conserver la xÉtaiettr i ^aèar idii Aiader^ fecso^ ^tes les isaoea des ^às-
sis, empêcher que la neige fonde sur eut, etc* On obtient ainsi des asperges blanches. Si on veut les avoir violettes, on enlève les paillassons quand il fait chaud et du soleil, et la luniière les colore rapidement.
On doit cueillir les asperges tous les deux jours, et on peut "continuer la récolte pendant deux ipoîs. On enlève le fumier des réchauds, les châssis, et on laisse . reposer Taspergerie pendant l'hiver suivant, pour recommencer la récolte au deuxième hiver. On continue ainsi de forcer de deux hivers run.
Au printemps qui suit l'hiver pendant lequel on a forcé, on ne devra faire aucune récolte, autrement on compromettrait l'avenir de Taspergerie. G*€Èt bien assez de forcer tous les deux ans. Pour avob une récolte régulière tous les hivers, on devra avoir deux ou quatre planches, afin d'en forcer la moitié chaque hiver.
Gomme chaque planche ne peut donner plus de deux mois, il serait bon de doubler encore ce nombre, afin de pouvoir cueillir pendant les quatre mois d'hiver, c'est-à-dire que la moitié serait forcée pour récolter en novembre et décembre^ et l'autre moitié pour récolter en janvier et février.
Sur couches. — Les asperges récoltées sur couches sont connues sous le nom d'asperges vertes ; on les mange à la sauce blanche ou en petits pois.
Cette culture se fait depuis le mois de noveml»^
jusqu'au mois de marg. Chaque planche ne dure qu'un mois.
On fait une couche à la manière ordinaire, on la recouvre de 6 à 7 centimètres de terreau et on placeles châssis. Quand elle a jeté son feu, c'est-à-dire huit jours après qu'elle est établie, on plante les grifTes.
Le plant destiné à être forcé jioit être du plant de choix de trois ans, et garni de toutes ses racines.
On rapproche les racines et on en coupe Textrémité, puis on place les griffes debout sur la couche, dé manière qu'elles se touchent et s'appuient les unes sur les autres. On les place de façon que les têtes soient toutes à la même hauteur. On glisse du terreau entre les racines, sans que l'œil soit cou- '^vert, et on pose le châssis en ayant le soin qu'il reste assez de vide entre la griffe et le vitrage , pour que l'asperge puisse pousser sans se replier sur ellemême.
Sous un panneau ordmaire, on peut planter ainsi de quatre à cinq cents griffes qui commencent à pro* duire au bout de dix à quinze jours et donnent pendant un mois.
Cette culture produit des asperges très-petites et très* courtes; elles sont moins savoureuses que les autres.
On doit gouverner ces couches avec soin, éviter qu'elles se refroidissent, les réchauffer au besoin? tenir les châssis bien fermés, ôter et remettre les paillassons en temps utile.
On peut commencer et diriger cette culture comme
la précédeote, pendant novembre, décembre, janvier et février.
Quelques praticiens ont essayé de forcer du vieux • plant d'asperges ; mais ils y ont renoncé comme donnant de mauvais résultats. Il faut donc s'en tenir au plant élevé en pépinière spécialement pour cet usage. On aura, ainsi, des produits plus beaux et beaucoup plus abondants.
ENNEMIS DE l'aSPERGB
Les ennemis de Tasperge sont le criocère, la taupe et le ver blanc ou ver à hanneton,
Criocère, — Le criocère (petit insecte ailé, allongé, de couleur roiige, tiqueté de petits points gris et blancs, dont la larve est verddtre et dégoûtante)^ ainsi que nous Tavons dit préci^demment, fait de grands dégâts dans les jeunes plantations, quand il est à l'état de larve. Cet insecte déposant ses œufe sur les parties les plus tendres -de l'asperge, les larves y trouvent une nourriture appropriée à leur besoin et dévoreraient une plantation tout entière si on ne leur faisait la chasse immédiatement. Pour cela, il faut d'abord l'empêcher de déposer ses œufs. On devra donc, tous les jours, quand le soleil donne, l'écraser entre les doigts s'il y en a peu. Dans le cas con-' traire, on prend un vase contenant un peu d'eau, on , le place sous l'asperge et on frappe de petits coups sur les tiges. L'insecte se laisse aussitôt tomber, pensas^ arriver à terre et se dérober au danger,^ fl Jambe
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dans l'eau ; quand il y en a un certain nombre on verse Teau par terre,elle entraîne les insectes et on les écrase avec le pied. ,
Le criocère fait deux pontes : Tune au printemps et l'autre au mois de juin ou de juillet.
La taupe. — : La taupe ne mange pas l'asperge; mais elle soulève les racines, fait des galeries souterraines qui mettent la griffe à nu et lui font le plus grand mal. La présence d'une taupe est facile à reconnaître ; on devra donc^ aussitôt qu'on l'aura constatée, employer les moyens connus pour détruire cet animal. A cet effet, on a recours au piège, ou on la guette, une bêche ou une houe à la main, afin de la ■ déterrer au moment où elle soulève la terre.
Le ver blanc. — Le ver blaac est Tun d€9 pltis terribles ennemis des plantes cultivées dans les jardins* Plus il fait chaud, plus ses rayages sont grands. Si votid vo^ez une asperge se flétrir, sans cause conntre oa ap-^ parente, détournez doucement la terre et vous trouve-rez le ver blanc au pied. On l'écrasé, c'est le seul moyen connu jusqu'à ce joue pour le détruire, car les cendreîf de chaux, le soufre et autres ingrédients n'ont jam^iis eu le moindre résultat pour sa destruction.
On sème j^arfois des laitues dans les jardins pour les attirer. Cela peut être bon, maml ne faut pas s'aviser d'eti semer dans les aspergeries; car les vers viendraient de toutes les planches voisines et attaqueraient aussi bien l'asperge que la laitue.
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