‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 29 sur 74 · BOTANIQUE DU FRAISIER · texte numérisé non relu

BOTANIQUE DU FRAISIER

Description.

PRAISIER, fragafia. — Genre de rosacées dryadéeïT, établi pour les plantes herbacées, gazonnantes,' à fleurs blanchies ôU jaunes, et corymbe à rextrômi** dôs tiges, (bictionnaire national de Bescherelle.)

FràgaHa Lifin'. — Fraisier. {Ordre des rosaôées,} ' Galice coûvéxe à la base, limbe ^inqueparlite, plam, aînSî que fe ôaTicule ; à estivation valvaire, persistant. Corolles à cinq pénales, insérés sur le calice,alternant avec les sépales et plus grands. Vingt étamines otf plus, insérées comme les pétales; filets libres, anthères biloculaires, déhiscence longitudinale. Ovaires nombreux placés sur urr réceptacle convexe, distincts, unilocuïaires, à ovule unique dressé amphitropé. Styles latéraux subbasilaires. Stigmates simples. Achaiùes nombreux, placés sur im réceptacle grossissant après' f anthèse, charnu-succulent et à la fin caduc. Graine ascendante. Embryon sans périsperme à radicule supère.

Plante des régions tempérées de J'hémisphère boréal croissant aussi dans l'Amérique australe extratropi-

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cale et aux^cÂoques, vivace^ ga£oaQftB4e,atQkidCkre, à feuilles alterne», ternées, quelquefois simples par J*avortement des folioles latérales; folioles inciso-serrulées; stipules soudées au pétiole; flevirs J)laache3, subcorymbiformes au sommet de la hampe. (Trftduit d'Endlich^, Gemra planlçinim. D'après Le FrsjÀsiSf^ par le comte Léonce de Lambertye.)

Ces descriptions botaniques auxquelles nous pourrions en ajouter une douzaine d'autres, tout en classifiantle fraisier et le distinguant des autres plantes, sont tout à fait insuffisantes , car elles ne distinguent pas les variétés entre elles.

On compte aujourd'hui plus de quatre cents varjé- *té8 diverses de fraisiers. Comment les reconnaître? Gomment savoir que Ton ne les cultive pas l'une pour Tautre, que l'on ne vend pas celle-ci pour celle-là? , C'est pour coriible? cette immense lacune, pour faire cesser toutes les confusions qui existent, que nous avons entrepris une classification toute spéciale des diverses variétés, basée sur les caractères physiques de chacune d'elles.

Cette classification a pour base :

1® La forme des fruits ;

2« La grosseur des fruits ;

30 La stature de la |)lante ;

¥ La position des poils sur le pétiole (les feuilles ;

^9 La quantité de c§^ poil? et leur-dimenfiop ;

60 Le nombre des coulants;

70 La grosseur des eoulants.

De la formé des fruits. — On distingue neuf formes principales du fruit qui sont les suivantes :

!• Fruit rond .ou sphérique (fig. 8); 2® -en cône (fig. 9) ; 3o lobé (fig. 10) ; 4» ovale (fig. 1 1); 5« en crête de coq (fig. 12); 6® cylindrique (fig. 13); 7» en cône allongé (fig. 14); 8^ à coi (fig. 15); 9<> œ cœur ou en toupie (ûg. 16).

Fig. 8.

Fig. 9.

Fig. 10.

Fig. H.

Fig. 12. Fig. 13.

Fig. 16.

Chacune de ces formes peut encore se subdiviser; ainsi on dit : cdne tronqué^ aplati, etc.

La grosseur du fruit. — On dit petit, ttioyen, gros, très-gros. Par petits fruits on doit entendre ceux qui pèsent moins de 8 grammes: par moyens, ceux de 8

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à 12 grammes; par gros, ceux de 12 à 25 grammes; par très-gros, ceux de 25 et au-dessus.

Toutefois,!! faut -noter que quand Ton dit d'un fraisier qu'il porte des fruits moyens, cela ne signifie pas qu'ils seront tous de 8 à 12 grammes, mais simplement que les plus gros atteignent de 8 à 12 grammes, pas autre chose.

Stature de la plante* — Un fraisier est bas ou nain, moyen ou élevé. — Le fraisier nain est celui dont le pétiole des feuilles ne dépasse pas 14 centimètres; moyen, celui où il atteint de 15 à 19 centimètres; élevé, celui où il dépasse 19 centimètres.

Fig. 17. Pig. 18. Fiff. 19. Fig. 20.

Position des poils. — Si on détache une feuille munie de son pétiole jusqu'à la naissance du collet, qu'on examine ce pétiole, on verra qu'il existe des poils sur toute sa longueur. Les uns sont horizontaux^ fig. 17 ; les autres inclinés vers le sol, fig. 18 ; d'autres sont dressés^ fig. 19 ; enfia il y en a qui se dirigent dans tous les sens, ce sont les confus^ fig. 20.

Qaamké et dimensim des poils, — On dit qu'ils sont nipeS| nombreax ou frès-nombreux, — On dit auwî

qu'ils sont courts, moyens ou longs, — Les courts opt moins de 3 millimètres, les moyens en ont de 3 à 4, les longs plus de 4.

Nombre des coulants. — Les coulants sont rares, abondants, nombreux et très-nombreux. (On entend par coulants les pousses d'où sortent les nouveaux pieds ou rosettes qui s'enracinent par leur séjour sur le sol.) — On ^t qu*un fraisier a de rares coulants, quand il en produit de I à 10; abondants quand il en a de 11 à 25; nombreux de 26 à 50; très-nombreux de 50 et au-dessus.

Grosseur des coulants. — Les coulants sont petits, moyens, gros' ou très-gros. Les petits ont 1 millimètre de diamètre et au-dessous, les moyens ont depuis plus de 1 millimètre à 2 millymètres, les gros, depuis plus de 2 à 3 millimètres, les très-gros ont plus de 3 millimètres.

On comprend qu'à Faide d'une description exacte, faite d'après cette méthode, il est impossible de prendre une variété pour une autre; parce que si quelques-unes ont.de l'analogie sous un point ou sous un autre, il y aura, des difiérences ^ur quelques-uns. Il est certain que deux variétés ne réuniront jamais complètement les mêmes caractères et qu'il n'y aura pas similitude complète. Et quand même cela serait, on aurait encore pour se guider la couleur du fruit et l'époque de 1^ maturité.

Quelles que soient les conditions dans l^Bgue%Ç)g^[(>

trouveront les fraisiers, leur. caractère ne changera pas; il pourra s'atténuer, mais non se modifier au point d'en présenter un contraire.

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