‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 48 sur 74 · CULTURE HÂTÉE EN POTS ET A FROID · texte numérisé non relu

CULTURE HÂTÉE EN POTS ET A FROID

Au lieu de planter les fraisiers en mottes sur les couches, on peut les mettre en pots dès le mois de septembre et les conserver en pleine terre, enterrés de toute leur profondeur jusqu'au mois de novembre. A partir de ce moment on les place dans une orangerie jusqu'à l'époque de les mettre sous les châssis. Quand le moment est arrivé de les forcer, on les eâterre seulement à moitié de leur hauteur dans la bâche et on pose les châssis. Les pots doivent avoir 15 centimètres d'ouverture et être drainés au fond, comme d'usage, avec des tessonsde vieux pots. On met sur les tessons une couche de terre de 4 centimètres d'épaisseur, composée comme il suit :

Terre '10 parties

Suie ... ^ ... . 2 —

Cendres • 2

.Sel. ». - 1/5

Ensemble. . . 14 parties 1/5 On n'a d'auti'e attention à prendre que d'empêcher le froid de pénétrer dans les bâches. Pour cela on a recours aux moyens- ordinaires, c'est-à-dire à remploi des paillassons, de la litière, etc., dont on les entoure; et, quand le beau temps revient, on enlève

les paillassons et on doi^ne de Tair au milieu du jour. •

Quand le fruit est noué et qu'il est déjà un peu avancé, on ferme aussitôt que le soleil baisse, afin d'enfermer le plus de chaleur possible.

Par ce moyen, on récolte des fruits bien mûrs trois semaines ou un mois avant l'époque ordinaire. On compte qu'un panneau peut donner jusqu'à 5 kilos de fruits^ si on a opéré sur de bonnes variétés.

CULTURE ^ORCÉE

Les variétés propres à la culture forcée sont les mêmes que celles de la culture hâtée, et le plant est disposé comme nous l'avons dit pour la culture Mtée en pots.

Vers le 15 décembre on met les fraisiers en serre chauffée au thermosiphon ; ils donnent . des fruits vers la fin de février si la température a été bien régulière et bien réglée. Elle doit être de 14® pendant le jour et de 12© pendant la nuit, depuis le début du forçage jusqu'à la Ûoraîson. A cette époque on doit l'augmenter progressivement jusqu'à 16® lé jour et 14° la nuit ; et quand les fruits sont noués on l'élève jusqu'à 2i ou^22 pendant le jour et on la m^iintient à 20 pendant la nuit.

Pendant la floraison on bassine peu et on ne doit supprimer que le moina^ ï>ossible de fruits noués. Il

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