‹ Les asperges, les fraises, les figues et le framboises; ou, Description desChapitre 57 sur 74 · TAI$*LE · texte numérisé non relu

TAI$*LE

La taille du printemps, sijr un ûguier qui a été cw venablement ébourgeonné Tannée précédente, est à peu i^-ès nulle. Elle consiste à enlever les branches mortes ou mal placées, à opérer quelques ravalemente si le figuier n'est pas vigoureux et ne pousse pas de bourgeons assez longs.

En général, les suppressions et les ravalements ' réussissei^t mal sur le figuier { ils ont le double inconvénient; de fair^ des plaies qui ne se ferment jpi^

LE3 FieUES 431

(^omy^ym^^^ et de faire reQiie? Ifi péve sur U «mu^hç où il se développe des drageons.

Au captraire des autpes arbres^ il m faut pa^ que les bw^rgftOTS de J^au^ié^ sment très^oogs: ils na doivent pas dépasser 45 à 50 centimètres but uo figuie? Um tei^vi, parce qu'il es^ rare que les figues sortent sur upe longueur aussi grande et qu'elles oe tombept . pa$ ^w xRovf}ei]^i de la floraison, U Uni dope savoir charger ou décharger à propoi, pqur Baai^teigir l'ôqwliJbii^ ^ Vbarmonie d'abaycl^ et eesi^ite p§mf ol)}pj4r ^ ptus de fcuii» p^^aible tout m GO|^$^^^ant 4 F^ffe-e J^ yiguéur néeess^re/ Çé^ ^*es| |A9 difficile*, comme on le verra pJug loin; mais il fefll un peu d'attention et des soins^ assidus pour y arriver.

ÉBORGNAGE OU PINÇAGE

Oq u^QftiQe ^mgfmga oa pinçagê Pop^tioB qui

^igitized by VjOOQIC

consiste à enlever Toeil terminal de chaque pousse de Tannée précédente.

Le figuier est bien Tarbre le plus torturé de tous ceux qui existent; mais, sans ces diverses opérations, il ne produirait pas ou presque pas de fruits.

Aussitôt que le relevage est fait, c'est-à-dire huit •ou dix jours au plus après, selon l'époque .et la saison, on pratique l'éborgnage. Pour cela, on se munit d'un couteau bien afl&lé (les- cultivateurs d'Argenteuil se servent d*une serpette^ mais ils savent la manier avec une grande dextérité) et on enlevé rœil terminal T de chaque branche, en le coupant jusqu'à sa base au trait A (flg. 20). '

BGTONNAGE OU DEUXIÈME ÊBORGNAGE

On appelle ectonnage Féborgnage des yeux à bois qui se développent le long du rameau pincé. Cette opération se fait après le pinçage , aussitôt que Ton peut distinguer ToBil à bois d'avec la figue qui se trouve à côté ; elle se pratique en enlevant l'œil à l'aide de l'ongle du pouce , comme l'indiquent les traits BBBBBBBB (flg. 20).

On enlève donc tous les yeux, excepté deux qpii sont destinés à donner naissance à deux branches de remplacement qui produiront le fruit l'année suivante. Pour cela, on choisit deux yeux placés de chaque côté de la branche, pour les obtenir, comme en B et C (flg. 21), le plus rapprochés du vieux bois, afin d'é-

LES B'IGtîËS 133

Vîter l'allongement, et espacés de 25 centimètres environ Tmi de l'autre, i

Fig. 21.

Si les yeux étaient tellement mal disposés qu'il n'y en eût pas de côté, ou qu'ils ne se développassent pas, il faudrait prendre, de préférence ceux qui sont placés en dessous.

Pendant le mois qui suit l'ectonnage, il faut surveiller le figuier, pour supprimer toutes les pousses qui se feraient jour sur les autres parties de l'arbre, afin de ne pas établir de confusion dans la charpente, et aussi parce que les pousses qui sortent du vieux bois sont des gourmands , qui en déformant l'arbre, ruinent la branche sur laquelle ils se développent,

Il vtrivùr e#jp«adiint, des ca^ où Ym fmU ah Vern doit même conserver les gourmands : c'est qqaisâils naissent sur une branche malade, au-dessous d'un chancre ou d'une blessure qui compromettent son existence. Dans ce cas, on les conserve et on les dirige. S'ils s'emportent, on les pinceà 50 centimètres de longueur pour les faire bifurquer et empêcher Qu'ils nuisent au développement des autre§ rameaux.

Ê^OURGEONNAGE

Vers le 15 juin, quelquefois plus tôt, quelquefois plus tard, il faut procéder à Tébourgeonnage. Cette opération consiste à enlever toutes les pousses adventices qui se sont développées hors des deux yeux dont nous avons parlé dans les deux chapitres précédents ; ainsi on retranche, en les coupant fezbranche, les bourgeons A au trait E, D au trait H, et G au trait f (fig. 21). On ne laisse subsister que les deux rameanix B et G qui stmt eonvenablement placés pour faire la bifurcation.

On r^narquera que le rameau À ne deT?ait pas exiirter, puisqu'on éborgne tous les yeux qui sorleat au-dessus du ranoeau G. — Autre remarque : on M laisse pas plus de huit figues par rameau. On devra doiic Supprimer toutes celles qui croîtraient entre lefl ranoeaaiix G et B. Quand elles se développent , ce qui est rare, ces ûgues réussissent mal et tombent sm^ vent avant la maturité. Si nous en avons indiqué siirta

figure, c'est pour faire voir qu'il peiti s'y en trouver* et que, dans ce cas, il faut les enlever.

On supprime donc rigoureusement tous les gourmands, quels ,que soient leur force, leur nombre et là position qu'ils occupent. On ne doit les conserver que dans le cas où ils pourraient remplacer avantageusement ceux qui ont été froissés à Tectonnage, à l'éborgnage, ou dans celui dont nous avons parlé plus haut.

. L'ébourgeonnage a pour but aussi de faite refluer la sève sur les figues, de les faire grossir, de les empêcher de s^étîoler ou couler.

APPRÊT DBS FIGUBS

La figue blanche mûrit naturellement sous toutes les latitudes, en France ; mais, pour l'avoir plus tôt, et jouir des figues d'automne (regains), on est obligé de leur faire subir une petite opération qu'on nomme apprêL

L'apprêt des figues a une autre utilité bien plus grande, c'est que dans une localité comme Argenteuil, où Ton vend ce fruit frais, il importe de l'avoir de bonne heure et de prolonger, la récolte, afin de ne pas être encombré de travail quand elle arrive; car, non -seulement ce travail serait impossible, mais la récolte, se faisant en quelques jours, se vendrait à vil prix. On a donc cherché le moyen d'avancer la maturité de la figue, et on Ta trouvé il y a bien longtemps ;

car on ne connaît ni le nom de l'inventeur du pro< cédé» ni depuis quand il est pratiqué.

Pour apprêter la figue, il suffit de déposer une trèsfeible goutte d'huile d'olive sur Tœilj et neuf jours après elle est bonne à cueillir.

Deux choses essentielles sont à observer pour apprêter. La première, c'est qu'il ne faut opérer que sur des figues dont la fleur est passée depuis quelque temps^ ce qu'on reconnaît à ce que l'œil est jaune et semble vouloir se dilater ; la peau est parée^ en terme de métier, c'est-à-dire lisse , brillante et tirant sur le jaune; la seconde^ de n'opérer que par un temps ^ sombre, le soir ou le matin.

Toute figue touchée avant l'époque convenable fane et tombe. Si on la touche par le grand soleil, l'œil noircit, elle se bouffe^ mais elle fane ou ne végète plus, et elle est également perdue, soit qu'elle tombe ou qu'elle reste , car elle n'est pas mangeable.

Rien de plus simple que de toucher ou d'apprêter la figue. Les cultivateurs d'Argenteuil ont xm petit flacon plein d'huile, attaché à leur boutonnière; ils y trempent le pétiole d'une feuille de figuier, ou une paille, ou un petit morceau de bois, puis ils en posent légèrement l'extrémité sur l'œil de la figue, et l'opération est faite. On peut en apprêter deux, trois, et même quatre, sans retremper le petit instrument dans l'huile.

On a prôné divers mélanges, l'huile avec le CO'

gnac, les graisses animales, etc.; toutes ces prescriptions n'ont aucune valeur et ne méritent pas qu'on s'y arrête.

Page 1