VARIÉTÉS DE FRAMBOISIERS
Le framboisier, Rubus îdxuSy est un arbuste trèsanciennement connu , aussi modeste que robuste, qu'on abandonne à lui-même généralement dans le coin le plus caché du jardin, où il végèle à l'ombre des murs ou des grands arbres comme un paria dont on aurait honte. Cependant le framboisier mérite plus d'égards qu'on ne lui en accorde ; car ses fruits délicieux, d'un parfum exquis, ont un emploi assez répandu chez les personnes intelligentes qui savent en tirer parti. On le cultive même comme spéculation dans quelques localités *où il donne un certain proût.
Le framboisier ne vit que deux ans, ses rameaux du moins; mais si ses tiges sont bisannuelles, ses racines sont vivaces et peuvent durer dix ans et plus à la même place, et l'arbuste donner constamment de bonnes récoltes, au moyen de quelques petits soins et d'engrais.
Il y a trente ou quarante ans, on ne comptait que quelques variétés de framboisiers ;.mais aujourd'hui,
il y en a un grand nombre qu'on a obtenues par semis. Les meilleures sont les suivantes, dont la plupart ne datent que ()q quelque^ ann^^ : .
l^ Merveille des Quatre-Saisons rouge. — Remontante jusqu'aux gelées, à gros fruit rouge conique, remarquablement belle.
2» Grosse rouge. — Non remontante, ti-ès-productive, à gros fruit, trèa-bonne.
3 Perpétuelle rouge, — Quatre-Saisons à gros fruits rouge, très-fructifère, très-pa^fumée,
. 4o César à fri^U jaune. — ExcQllei^t fruit,
5o Belle de Fontenay. — Fruit gros, rouge foncé, très-fructifère surtout à T^rièrç-saison.
Qf^ Merveille d^ Quatre ^Saisom jaune. — Fruits jaunes de bonne qualité, très-gros et très-psprfumés.
70 Gçuavissa. — Gett^ variété, originaire d'Amé- . rique, est remontante ; ses fruits soQt çougep et excellents.
8° Faktaff. — A grqs fruit rouge (i'excfillepte qualité, très-fertile.
. 90 Superbe d'Angleterre. — Gros fruit rouge colique ; Tune des plus })elles variétés.
lOo Belle de Pal\uau. — ûrq^ fçuit ^P^g? CQuiqu»; très-bonne, , v
\\^ Do\it)l^ Béaring. — I4 plus productive et la plus belle de^ bifères, La f^iictiQcatiou j^e. pix^onge jusqu'en novembre.
\%9 Oe Sr^am. -^ JoUfruii mms^ sçM^^p^^p4ac-
'tif; assez bon. . ^
LES FfiAI^ÇOI^ES \^l
i3o HomeU -^ A U'èsrgro^ finiit rowge et de bonae qualité.
14o Jaune du Chili. — Gros fruit Qvoïde rouge trèsbon, plante très^fertile.
15o Jaune d'Anvers. — Fruitgrps, coniqije etjauae, très parfumé ; plante très^fertile,
}6q Si^rpassQ fcdU^ff^ -rr- Gros fruit rouge d'e^cel* ' Jente qualité,
ilo Semper fidelis, —Gros fruit rouge très-reçommandable.
18° BrinckWs orange. — Variété importée d'Amérique ^ récemment, tréS'-distincle de toutes les autres par sa couleur orange vif et sai (jualité exquise ; plante vigoureuse et très-fertile.
IQo Surpasse Merveille ja,une. — Variété remontante à gros fruit jaune.
20» Princesse 4^w?e. — Variété tardive à fruit vcaage très-grcs et trè^-bpp.
DU SOL ET DB ;.'eXPQSXTION
Le framboisier g'acçomtnode de tous les terrains } cependant il préfère un sol léger et frais, et une exposition demi-ombragée. Pour avoir des fruits toute l'année il faut planter plusieurs variétés, notamment les bifères et les remontantes.
• Pour avoir des framboises jusqu'au mois de novembre il §er^ bon, si rpp digpgse d'ua petit mu biep ê?cpo§é) d'y pl^ï^ter quelques pieds des variétés
remontantes ; les fruits noueront et mûriront mieux, seront plus savoureux et plus parfumés.
Blanté en plein champ et même à l'exposition du nord, le framboisier réussit parfaitement. Les variétés bifères ou remontantes donnent également des fruits jusqu'aux gelées. Ces fruits sont d'autant plus, précieux qu'ils peuvent s'adjoindre aux fraises des Ouatre-Saisons qui manquent de parfum à cette époque, et permettre ainsi de composer un d^ délicieux desserts qui plaisent tant aux amateurs.
Il est bon de planter*des variétés de diverses couleurs, pour donner plus d'attrait à l'œil et un parfum plus agréable à la bouche.
PLANTATION
Pour planter le framboisier, il suffit de Içibourer le sol et d'enterrer une bonne fumure composée d'engrais bien pourris. Tous les fumiers sont bons et peuvent être employés indistinctement..
Le terrain convenablement labouré et nivelé, on tend un cordeau à l'endroit où l'on veut placer les pieds de framboisiers, et on ouvre les trous 'à l'aided'une bêche à la distance de t mètre l'un de l'autre, et on plante immédiatenient les drageons à 20 centimètres du mur, •
Cette plantation se nomme plantation à plat. En Hollande, on ouvre des rigoles de 25 centimètres, comme pour la culture des asperges, et on recharge
de terre tous les ans, pour que les racines qui remontent à la surface du sol soient toujours à une profondeur convenable.
Si Ton plante en plein carré ou en plein chatnp, on dispose les lignes à la distance de I mètre 50 centitimètres les unes des autres, et on plante de môme que ci-dessus, à 1 mètre seulement sur la ligne en carré et non en quinconce.
Nous croyoi?is devoir répéter ici ce que nous avons déjà dit bien souvent, que rien n'est plus laid, plus ennuyeux et plus insignifiant qu'un quinconce. On s'imagine, en plantant ainsi^ que les racines seront mieux réparties dans le sol, et qu'elles se nuiront moins. C'est une erreur, les racines vont chercher leur nourriture là où elles la trouvent, et elles courent à des distances bien plus grandes qu'on le suppose, et qui dépassent de beaucoup les limites tracées par le quinconée.
culture;
La culture du framboisier est des plus faciles ; tous les ans, à l'automne, ou pendant l'hiver, on pratique un labour superficiel, en ayant, soin de ne^ pas déraciner les drageons qui doivent donner du fruit. On profite de ce labour, pour répandre un peu d'engrais, si le sol en a besoin.
Au printemps, aussitôt que la végétation des her-* l)es parasites commence, on donne un binage à la ra-
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twsQipe et pn poatiwie, dç temps m tfN^îB»! »t wi¥a«t lei toaomsi les binage* et le^ ^arcl^ges^ poiir te»w !# terre constamment meuble et propre; ^ qui ï>'çst pi^ difficile, car Tombrage cwsé p^ir 1^ frimil¥)i4er9 en eii^pêcfae la croissance, .
I) est bien rare qu'on arrose les framboisiera ; o^ pendant, si on avait une plantation exposée au seleili ou abritée de la pluie^ par des muie ou des arbres élevés, on ferait bien, par les grandes çéêheresses, de donner quelques arrosage, sans quoir les froîts seraient rares et de médiocre qualité.
Dans la culture en plein champ, on n'arrose jamais. On se borne à un labour d'hiver, aux binages et sarclages pendant la bonne saison.