Elle est aujourd'hui de près d'un siècle
gera-t-il rien à ce résultat? Ne pourra-l-il pas envoyer des prolétaires sur les bancs des législateurs? Non, il ne le , pourra pas. Un prolétaire qui entre dans l'enceinte du Corps législatif n'est plus prolétaire. Il a un salaire élevé ; il esl un homme influent; il a à sa disposition les places, les bénéfices; il peut faire de grosses spéculations. Un tel homme est bourgeois. Il pensera, il agira en bourgeois. En un mot il est ce que sont d'anciens ouvriers devenus de puissants industriels, de riches fabricants. 'L'expérience prouve que ces gens se font bourgeois de cœur comme ils Je sont de position, à quelques exceptions près. Le soldat devenu maréchal de France est-il encore soldat? Nous disons : Non ! il est grand seigneur. »
« Heureusement nous sommes aujourd'hui arrivés
au point où le Peuple reconnaîtra ses amis à un signe certain : à la volonté nettement exprimée de se confondre dans ses rangs, sans aucune arrière-pensée de se servir d'une fausse humilité comme d'un marchepied pour domi oer sur tous.
» Ses seuls amis seront ceux qui lui diront : « Défie-toi des impuissances, des faiblesses individuelles ; que l'individu reste dans son rôle naturel; la collectivité seule peut sauver la collectivité. »
« Qu'est-ce qui donne naissance à la haine entre les
citoyens et à la guerre civile ? Je vais vous le dire : c'est le système gouvernemental dans lequel, par les élections générales, un seul tour de vote décide pour longtemps des des tinées du Peuple et du Pays. C'est le système dans lequel l'impéritie ou la perfidie de quelques hommes peut entraîner loute une population dans des luttes détestables et terribles comme celles des Journées de Juin ; c'est le système qui permet à une majorité parlementaire de détourner une expédition militaire de son but et de vouer un peuple au néant, au lieu de le protéger; c'est le système sous lequel l'abolition du Suffrage universel peut être décrétée par quelques mandataires dont le pouvoir n'a pas d'autre origine que ce suffrage. Sous ce régime, lorsque le bruit de la mitraillade cesse, votre oreille est frappée par les menaces, les vociférations incessantes des partis en délire. »
« Allez vous informer partout en France, dans les villes
comme dans les campagnes ; partout il vous sera répondu qu'on ne craint pas de désaccord dans le Peuple, mais bien les désirs coupables, les tendances secrètes des intrigants, des ambitieux, qui dirigent les partis et dont l'influence se fait si pernicieusement sentir sous le régime parlementaire ; de ceux, par exemple, qui n'ont pas eu honte de dire : « Plutôt le Cosaque que le Socialisme! » Est-ce que tout n'indique pas que l'opinion a raison ? Qu'est-ce que la campagne de Rome ? N'est-ce pas une victoire remportée pour l'absolutisme et contre la France? et cette victoire ne
POURRA-T-ELLE PAS PESER UN JOUR RIEN LOURDEMENT DANS LA RALANCE DES DESTINÉES DU PAYS ET LUI COUTER UNE ARMÉE EN- TIÈRE »
« Mais à quoi sert l'expérience quand on ne veut pas
en profiter? N'avons-nous pas vu nos ennemis à nos pieds et remplacés par une partie notable des nôtres ? Et quel a été le résultat? Que de fautes commises, pour ne pas dir« d'apostasies? Où est le peuple qui se conduirait d'une manière aussi ridicule que nos chefs l'ont fait toujours? parce que la tâche à accomplir est au-dessus des forces d'un seul ou de quelques-uns. »
« Les gouvernements provisoires issus de la Révolu
tion de 1848, en France, en Italie, en Allemagne, n'étaientils pas en intelligence bien* au-dessous des despotes et de leurs conseillers, qui, eux, savaient bien abjurer toute haine, toute rivalité, pour se sauver? Et cela devait être. Le démo crate appelé a régner prend les défauts des gouvernements traditionnels sans acquérir en même temps leur vieille expérience. »
« Soyez donc modestes, hommes influents de notre
grande opinion! Vous avez fait vos preuves... Dans que! coin reculé de la France auriez-vous trouvé une pection assez stupide pour faire comme votre gouvernement provisoire de 1848, la proposition de traiter avec le pape la destruction du catholicisme? Le Peuple, que vous accusez d'ignorance, mais n'a-t-il pas demandé à grands cris dans ses clubs la réunion de la Toscane et des États romains, du duché de Bade et du Palatinat? Le Peuple, mais expliquez-moi donc pourquoi tous les despotes tremblent et s'effacent dès qu'il
est debout, s'abandonnait à sa propre initiative, pourquoi ils redeviennent courageux et orgueilleux dès que quelque» homme* ont été jetés sur le sommet des vagues populaires et s'y maintiennent! •«»..•......»»
....* « La législation par une Assemblée est un système usé, juaépar ses fruits. Ici l'expérience a été complète; durant cinquante ans elle a épuisé toutes les formes, toutes les variétés, mais en vain; elle donne toujours pour résultat tous les faits scandaleux que nous avons vus s'accomplir. »
« N'importe! On veut que l'expérience se répète, se répète toujours!... »
..*.. « Mais avec le secours de quoi, républicains, voulezvous refaire les Parlements? Est-ce avec le Peuple, puisque la Bourgeoisie vous fait défaut? Utopie! le Peuple est encore plus perspicace que la propriété; il n'a jamais eu confiance dans vos Assemblées. Le 15 mai, quelques jours après la convocation de celle de 1848, il a voulu la dissoudre ; dans, les journées de Juin, il l'a combattue à outrance; le 1$ juin 184% il a abandonné même les éléments les plus respectables de votre soi-disant Représentation nationale; le 2 décembre il l'a huée comme un anachronisme. Et si le peuple n'aimait pas l'Assemblée, l'Assemblée le lui rendait avec usure. Quelles violences, quelles abominations n'a-t-elle pas commises! »
« Le 2 décembre a confirmé une observation que j'ai faitebien des fois depuis Février. Cette observation, c'est que le système représentatif na plus de partisans en France, ni dans la Bourgeoisie, ni dans le Peuple. Cette partie de la Bourgeoisie qui autrefois faisait la force du parti constitutionnel a reculé vers le despotisme; le Peuple est allé eu avant. Il désire quelque chose de mieux que la prétendue Représentation nationale ; il veut une nouvelle forme de l'interprétation sociale du Droit, sans se rendre cependant un compte exact de ce qu'il désire, »
Les esprits les moins audacieux seront forcés de s'avouer à eux-mêmes que le seul fait d'avoir pu soulever contre lui un tel réquisitoire, les attaques en fussentelles empreintes d'un© certaine exagération, serait déjà
pour un régime politique d'une signification fort grave* Quelle portée aura donc ce fait si la réfutation qu'on vient de lire est, comme chacun peut le voir, d'une justesse absolue? Cette exécution implacable, qui date de trente ans, coupait le système par le pied; il n'y avait rien à répondre.
Aussi n'a-t-on pas répondu. La conspiration du silence est une des choses lés plus remarquables qu'ait trouvées ce siècle ingénieux. Vous refusez d'être participant du mensonge, qui est son mot d'ordre. C'est votre affaire ; faites bande à part ; on ne s'en occupera pas. Vous êtes né ce qu'on appelle casseur de vitres et vous pensiez peut-être que vous alliez faire une émeute... Point; un chacun suit son chemin sur le trottoir sans y prendre garde. C'est un monsieur qui casse des vitres... Eh F bien, après? sises moyens le lui permettent?... Vous frappez à coups de hache sur des impostures vermoulues r qui s'effondrent naturellement. Il n'en sera ni plus ni moins. Les impostures démolies pourriront sur place ; elles occuperont le terrain comme auparavant, pendant trente ans, pendant trente siècles. Qu'y aurez-vous gagné? Nous avons prétendu croire aux fictions, puisqu'ainsi on appelle les dogmes des régimes constitutionnels. Les fictions, lueurs fantastiques, nous ont menésr comme cela devait être, au précipice ; maintenant nous sommes au fond et nous y restons, étourdis, affaissés, inertes, Comme l'ivrogne au fond de la citerne, « nous nous reposons ». Il est certain que personne ne croit plus aux fictions; ceci n'importe, chacun fait comme s'il y croyait, et les fictions régnent de plus belle. Quand un peuple en est là, tout ce que vous pouvez de raisonnable est de lui rendre mépris pour mépris; — ce qui lui sera, hélas! bien égal, autant que le reste.
Quatre-vingt-treize ans, près d'un siècle, se sontécouiés depuis qu'on a tenté de construire chez nous le système
du Parlementarisme. Trois générations ont voulu, successivement, s'y abriter; trois générations ont été écrasées, par une fatalité constante, sous l'écroulement de ses décombres ; car l'édifice était en ruines avant qu'on eût pu l'édifier. Les bêtes qui paissent l'herbe des prés, ruminant, bêlant, mugissant, auraient eu crainte d'y revenir. Les hommes y sont revenus. Ils y reviendront encore ; ils y reviendront toujours.
Le Parlementarisme, qui nous a constamment déçus, jugé en forme et condamné depuis plus d'un quart de siècle, sans qu'il ait même pu alléguer un semblant de justification, a, pour finir, consommé notre perte. Aujourd'hui, quel est le résultat? Le Parlementarisme est, après ce grand naufrage, revenu sur l'eau. Il règne plus que jamais; il nous fourvoie comme il nous fourvoyait; il nous perdra encore, — exactement comme si rien ne se fût passé. Il faudra que la génération qui nous suit ait, comme celle qui fut avant nous, ses impostures parlementaires, ses pseudo-représentations avec leurs mêmes inepties, leurs mêmes agitations stériles et leurs usurpations et leurs abus de pouvoir, et puis sa chute dans le despotisme à bout d'impuissance et de fatigue, ses massacres, ses proscriptions, et puis sans doute aussi son irruption de l'étranger, ses désastres, ses lâchetés, ses trahisons, ses hontes. Il en sera de même de la suivante, et de celle qui suivra la suivante, et de même in sœcula. Nous descendrons ainsi de degré en degré, dans une spirale d'absurdité, sans qu'il soit possible de prévoir où s'arrêtera cette décadence. A quoi nous sert d'avoir vécu? Broyez dans un mortier les têtes humaines, vous n'en ferez pas jaillir avant le moment prédestiné une étincelle de clairvoyance.
L'expérience n'apprend rien aux peuples. Soit, après tout ; grand bien leur fasse ! Froide est pour eux notre
pitié. Car il y a mieux à tirer de là qu'une émotion très superflue.
Il est désormais trop prouvé qu'en politique les démonstrations les plus palpables, établies sur des faits dix fois probants, reviennent simplement à zéro. Elles ne valent que pour la raison; la politique est d'un autre ordre. Où est-on allé prendre que les idées conduisent le monde? 11 se moque bien de vos idées et de votre cuistrerie qui les fabrique! Le monde aveugle marche, monstruosité inconsciente, sous l'impulsion d'une force non moins aveugle que lui-même, dans les ténèbres, et la raison faisant effort pour les dissiper autour d'elle est un lampion fumeux qui n'éclaire rien. La puissance qu'on veut lui prêter n'est que l'hallucination de l'esprit qui veut se voir là où il n'est pas et se mystifie lui-même. Les Peuples ne sont que des brutes, des êtres organiques, si on préfère ce mot.
Cette pensée, si nous la creusions, mènerait loin. Elle démolirait toutes les bases de nos nigauderies politiques. Elle leur en substituerait d'autres, plus abruptes mais plus vraies, qui seraient entièrement neuves. Elle irait à nous découvrir, tant pour la détermination de la pratique révolutionnaire que pour la théorie de l'organisation, le fondement solide, le roc vif, qui doit supporter les assises de la reconstruction sociale, dégagée des fictions béates, nettoyée enfin de l'utopie. Posons seulement cette pierre d'attente ; nous la retrouverons en temps utile.
S 3. — Reprise des arguments de Rittiaghausen. — Les Constituants de 1848. — L'élection du Président de la République et la réforme militaire.
Toutes les énormités que l'adversaire du Parlementarisme dénonçait en 1849, nous les avons vues depuis
se renouveler en s'aggravant toujours. Reprenons en détail, pour comparer, les griefs qu'il produit dans les extraits que nous venons de rappeler.
1° « Ce ne sont pas, dit-il, les connaissances acquises des membres de la Législature qui font les bonnes lois. »
Rien n'est plus vrai. Un exemple frappant est celui que donna, en 1848, la Constituante d'alors, .cette Assemblée vraiment remarquable, où mirent en contact leurs lumières, rassemblées de tous les points de la France, toutes nos illustrations nationales et locales. C'est un fait que depuis la typique Convention de 1793 jamais le sanctuaire des lois (vieux style) n'avait été aussi brillamment éclairé. C'était une collection de flambeaux. -Quel chef-d'œuvre nous produisirent ces éminents législateurs? La pâle Constitution, mort-née, de 1848.
Entre toutes les bévues qu'ils semblèrent prendre à tâche d'accumuler, l'histoire inscrit surtout au compte de cette Assemblée deux erreurs prodigieuses, dont les •conséquences devaient être incalculables. La première — tout à l'heure nous parlerons de l'autre -— est la loi ^n vertu de laquelle fut déterminée l'élection du Président de la République. Au point de vue des principes, il était simple de concevoir que dans une République parlementaire le pouvoir exécutif ne pouvait être qu'une délégation du législatif, émanée de la Nation par l'intermédiaire de la Représentation nationale et ne relevant que de celle-ci. En pratique, il était absurde de créer concurremment, l'un et l'autre procédant au même titre, par élection directe, du Suffrage populaire, deux pouvoirs qui ne pouvaient manquer d'être ainsi posés comme rivaux. Qui est-ce qui représente la Nation? Est-ce la Députation? Est-ce le Président? Au cas de conflit, qui doit tôt ou tard survenir, quel est •celui des deux pouvoirs qu'elle désavouera? L'un se
ipersoninfie dans un homme qui a derrière lui plusieurs (millions de suffrages; l'autre est fixé dans une Assemblée, ou plutôt dans une Majorité parlementaire, dent -chaque membre représente seulement quelques milliers dévotes. Qui sera l'Elu du Peuple? Entre le prestige, très .sensible, d'un quasi-roi qui allait tenir dans sa main toute la force armée du pays et la majesté, trop abstraite, de la Loi représentée par la majorité de la Chambre, pouvait-on croire un seul instant que l'esprit public hésiterait. Il fallait être singulièrement naïf pour ne pas prévoir le jugement que rendrait sans vergogne le Peuple pris pour juge infaillible et souverain. Ces vérités étaient VA B C de la politique, le pont-aux-ânes de la science ; -elles dépassaient la mesure de nos Constituants. Itedéeir -êèrent que le chef du pouvoir exécutif serait nomme comme l'Assemblée, en face de l'Assemblée, sur le même pied, par le Suffrage direct du-Gorps électoral. De ce vote -d'hommes éclairés, qu'on ne peut appeler qu'inepte, sortit tout d'abord l'élection de Louis Bonaparte à la présidence de la République, puis le coup du 2 décembre, ensuite le second Empire et tout ce qui l'a suivi, et ce qui est à. présent, et ce que demain nous garde» Les législateurs-flambeaux avaient, en jetant leurs boules^ 'bleues ou blanches, dans l'urne du scrutin, joué la vie 4e la Nation pour un demi-siècle, à tâtons, sur un coup «de dé.
2° « C'est F intérêt des classes gouvernantes en possession de légiférer et non le savoir qui détermine te^prit des lois. »
L'exemple -type, puisque nous ne cherchons que -ceux-là, de cette autre vérité nous est encore fourni par la même Constituante de 1848. Ces Législateurs •constituants étaient éclairés, nous l'avons dit; honnêtes, personne n'en a douté ; républicains, l'histoire l'atteste.
Une réforme leur fut proposée, urgente et décisive, à laquelle était attaché pour l'avenir, il y a de ces moments dans l'existence des peuples, le salut de la Patrie. Il s'agissait de la réforme de notre système militaire ou plutôt de sa complète réorganisation d'après les vraies données de l'esprit démocratique. Le ministre de la guerre, qui vint la proposer à la tribune, insista avec force sur l'état d'infériorité dans lequel nous plaçait fatalement vis-à-vis de l'étranger le système admis jusquelà. Il ne signala pas avec moins de fermeté la démoralisation croissante et menaçante qui dissolvait notre armée, composée de mercenaires qui vendaient leur peau et d'autres misérables qui regrettaient de n'avoir pu acheter la peau d'autrui. Cet avilissement de la fonction militaire, qui prit toujours sa source dans un état de profonde iniquité, est en effet, parmi les maladies sociales dont les nations meurent, une des causes de mort les plus graves ; nous n'en sommes pas le premier exemple. Le ministre demandait l'abolition du remplacement, le sacrifice à la Patrie égal pour tous, obligatoire et personnel. Au cri d'alarme que jetait le Pouvoir, il n'y avait à opposer rien de valable ni même de spécieux; tout le monde savait cela depuis longtemps. La proposition fut repoussée. Les Constituants honnêtes, éclairés et républicains, mais bourgeois et pères de famille, sans s'être inquiétés de l'immense responsabilité qu'ils se mettaient sur les épaules, précipitèrent la Nation sur la pente de sa destinée. Leurs entrailles égoïstes et paternelles crièrent en eux plus haut que le patriotisme et que le sentiment de la justice. Nécessairement; ils n'étaient pas des rangs de ceux-là qui fournissaient la chair à canon. Il leur parut donc naturel que, pour la sauvegarde et la commodité de leurs propres héritiers, les fils des pauvres hères continuassent à payer exclusivement l'impôt du sang. L'iniquité du
remplacement fut donc conservée; le vieux système fut maintenu. Cette iniquité monstrueuse devait un peu plus tard nous coûter cher, pas plus cher qu'elle ne méritait d'être payée. Elle nous avait fait cette armée de lascars brutaux qui allaient être les instruments du 2 décembre, ensuite les prétoriens du second empire, pour devenir finalement les troupeaux qui se laissèrent livrer, bétail » humain, dans les proditions fabuleuses de Sedan et de Metz. C'est à ces deux âneries fastiques de ses législateurs les plus éclairés, celle que nous venons de rappeler et celle que nous rappelons; c'est à ces deux bévues énormes, dont la seconde se doublait d'une iniquité, que la France peut en toute justice, si elle veut le savoir, attribuer l'origine de sa chute dans le désastre et dans la honte qui Ta suivi. L'intérêt de la classe dominante et légiférante domina celui de la Nation. Les flambeaux projetèrent peu de lumière sur la route du siècle.
§ 4. — Les lois sont la loi du plus fort.
3° <« Le savoir ne fait point les lots; il les rédige seulement et encore, par la suggestion de Cinlérêt, les rédige-t-il