DE LA PRÉSIDENCE DES ASSEMBLÉES
une année de gestion effective ^^\ En Gaule (-^', en Espagne (''', en Dacie'*', en Pannonie^^^, en Afrique '*^^, nous trouvons des Jlaminales, des sacerdotales, qui sont sûrement des prêtres émérites de la province. Etait-ce déjà là une classe sociale, un ordo légalement constitué, ayant ses privilèges bien déterminés, et peutêtre aussi ses devoirs spéciaux? Les documents ne nous le laissent guère apercevoir. Il ne paraît pas qu'au temps d'Ulpien, par exemple, la loi marquât nettement leur place parmi les autorités de la cité^^', et l'on sait qu'il en fut tout autrement au iv" siècle'^'. On serait probablement assez près de la vérité, si l'on disait que les sacerdotales formaient, pendant le Haut- Empire, une simple aristocratie de fait, en attendant qu'ils formassent une aristocratie de droit.
('' CL G., Il 64 ; Foucarl, Inscr. de Messénie, 819. On connaît le cursu$ du personnage qui figure dans ie second de ces textes; ses fonctions l'ont obligé à résider longtemps hors de la Grèce.
'^) Pour la Gaule, on n'en a qu'un exemple; encore est-il douteux. Aug. Bernard, Le temple d'Avgmte, p. 58 : «Sex. Jul. Lucano iivir. civitat. Segusiavor. . . sacerdotali.» Ce dernier terme, à lui seul, n'est pas assez explicite. Il parait bien se rapporter à une dignité municipale dans le texte suivant : pD. M. Ti. CI. Honoratiani Castrensis Morini in civitate sua sacerdotalis.» (Gruter, p. 3a5, n" 19.)
(^) C. L L., Il, lisliS : «Flaminales viros.n
(*) Eph. epigr., IV, 63 : rf(Sac)erdotalis Daciœ.n
f^) C. /. L., III, 3485, 3626, Zii83; Eph. epigr., IV, p. lii : monument élevé en l'honneur de Trajan par les sacerdotales ex colonia Savaria.
(«) C. L L., VIII, 1827, 2343, 4252, 46oo.
('^ Ulpien, énumérant trois catégories de personnes qui doivent être inscrites sur Valhum des cités, à savoir : «Qui dignitates principis judicio consecuti sunt, qui tanlum municipalibus honoribus functi sunt, hi qui nuUo honore functi sunt,n ne fait pas la moindre allusion aux sacerdotales [Dig., L, m, 1-9).
(*) Sur l'album de Thamugas {C. L L., VIII, 2 4o3), les sacerdotales tigurent au-dessous des patrons de la cité et au-dessus du curateur.