‹ Les assemblées provinciales dans l'empire romainChapitre 36 sur 73 · IC0A'077/À"/ES · texte numérisé non relu

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''"' c. 1. G., 9i85, 9191, 988r) c, ag/i/i, 34i8, 3469. Il n'est question, dans CCS documents, que de panégyriarques municipaux; mais il devait y en avoir aussi dans les fêles provinciales. H est possible toutefois que ces fonctions aient été souvent confondues avec celles de grand prêtre.

'^' Dict. des antiq., au mot agoranomb; Foucart, Jnscr. du Pélop., p. 17^. Nous n'admettrions pas volontiers que la police de la foire fût faite par quelque agoranome de la ville où se réunissait le xoivàv, d'autant plus que le siège de l'assemblée était, en certaines provinces, un territoire féderalisé.

'"' Tel est, par exemple, le rôle des pa.êêo(p6pot dans l'inscription d'Andanie (Foucart, Inscr. du Pélop., 396 a = Dittenberger, 388) : Va^SoÇiôpot Se éalœaav SX 1ÙV hpcûv sixoai , xal tsetOap^ovvTOô toïs èiittsXovviois ta (ivaTvpia, xal £7?»fjtsAeiaf s^ôvTCo, ô'ttws eva^r^^ovoos 7iai eÙTaxiws Ctco tùv 'aapayeyevvC'évùûv isaina yivvtai. . . TOUS êè à-KeiOowras v ditpeicûs dvaal peÇo^iévoits (xacliy ouvra).

''' Marquardt, Rom. Stantsv., III, p. 917-992.

une session^'', et ils étaient responsables devant elle. Comme le grand prêtre, ils étaient probablement désignés un an à l'avance, et il leur fallait dans l'intervalle tout préparer pour la fête; de là peut-être la nécessité pour eux de résider durant quelques mois au chef-lieu fédéral. Nous ne savons pas s'ils étaient, pendant ce temps, logés et nourris aux frais de la province.

Plusieurs questions se posent au sujet de ces dignitaires. Leur infériorité à l'égard du prêtre est indubitable. S'ensuit-il qu'ils eussent des instructions à recevoir de lui, et qu'ils fussent astreints à lui obéir? Avaient-ils, à l'époque du congrès, chacun dans les limites de sa compétence, un droit de juridiction sur les assistants, ou bien se contentaient-ils de signaler les délinquants aux agents impériaux f'-'? Dans quelle mesure le personnel placé sous leurs ordres était-il soumis hors session à leur autorité? Il est impossible de se faire une opinion là-dessus, faute de documents. Nous ne risquerons qu'une conjecture. Si euxmêmes s'acquittaient mal de leur charge, au ])oint de mériter une peine, il est à présumer que l'affaire était portée devant l'assemblée, et qu'on les frappait d'une amende'^'.

On a prétendu que le grand prêtre était le chef hiérarchique, sinon de tous les prêtres de la province, du moins de ceux qui

''' C. 1. G., ioi6 : KywvoQsTinaavxa tov xoivoH rœv TaXoLTœv. Bulletin de con\ hellén., 1878, p. .593 : Tijs kaias àymioBsT^ctoLvia. Lebas-Wadd., 1793 c : [kyuiv)oQéTt)v èU xatà (to é|-^s). . . èv tû Koivôi Tfjs (Àer/as).

'^) Pendant les fêtes d'Andanie, les tepol avaient une autorité de police assez étendue (lignes 38-/i3. Cf. tout le paragraphe intitulé isepi tùv SiaÇépav, lignes lib et suiv.). Wilmanns, 819 : «rltem placuit ut quisquis sedilionis causa de loco iii alium locum transierit, ei multa cslo H5 un n. Si quis auteni in obbroljriuui aller alterius dixerit, aiit tu(nnul)tuatus fneril,oi multa esto iiS xii n. Si quis (piinquennali inter epui(as) obbrobrium aul quid conlumeliose dixerit, ei multa este . HS" XX n.»

f^' Inscr. d'Andanie, ligne liti : kv êé 7ts tmv pstëSoÇopaiv fii) -aoteï xaôôbs ■yéypoLTtlai -ri àXXo ji àSiKoï *) 'Botoï èicl xaro^vae» tcov fivalripluv, xpiOe'is èni twv ïspccv àv xaToixpideJ (lii {istsy^éiù) twi» iivoTt^pluv. Pausanias, VI, m, 7 : pouvoir analogue de la BouA») OAufiTfjxrf. Wilmanns, 820 : «Si adversus ea quid fecorint, (l(uin)q(uennalis) et curalores s(upra) s(cripti) uti pœna; nomine arkœ u(oslrae) inférant ttS- XX ni(ilia) n(uinnuim).n On peut rapprocher les règlements en vigueur dans les cités {IjPx cul. Geneiivw, xcii, xctii, xcvii, cxxix, (;xxx,cxxxi).

étaient attachés dans les cités au culte de Rome et d'Auguste ^^l Mais on n'invoque, pour le prouver, que des documents du iv"" siècle, et les faits qu'ils mentionnent sont particuliers au Basï]mpire'-'. Un texte unique, du règne d'Antonin, paraît prêter à l'équivoque, (i'est une lettre adressée aux habitants d'Aphrodise par Ruryclès, alors pontife désigné d'Asie, pour les autoriser à célébrer prochainement des jeux qui avaient été l'objet d'une fondation. Bôckh s'est imaginé qu'Euryclès intervenait ici en qualité (\'àp)(^ispevs de la province, tandis qu'en réalité il agit comme curateur {XoyKj'nn?) de la cité*^'. On n'aperçoit même pas que les prêtres de ces temples d'Ephèse, de Pergame, de Smyrne, de Sardes, qui étaient dits xoivol ka-(a$, se soient trouvés sous la dépendance efl'ective du pontife suprême d'Asie. 11 n'y aurait eu cependant rien d'étrange à cela, ces temples ayant un caractère fédéral^''. En somme, tout ce qu'on peut afhrmer pour les trois premiers siècles, c'est que dans tout l'Empire «le flamine de Rome et d'Auguste, choisi par la province, était, en fait, audessus des autres; il le devint en droit quand la lutte avec le christianisme donna aux empereurs la pensée de créer une hiérarchie sacerdotale dans le clergé païen''*. 57

O Diiruy, //îs(. des Rom., IV, a/i, note ^.

(-) Eusèbe, Hist.eccles., VIII, xiv, 9; Julien, lellres xlix et lxiii. L'Égyplo seule fuit exception. Une inscription du temps d'Hadrien mentionne un àpyjepexn kXe^avêpeias xai Aiyvitlov 'csâaris. (C /. G., Sgoo ; Bulletin de corr. hellén., 1879, p. 957-9.59.) Celte fonction existait déjà sous les Lagides. (Woscher, Rev. arch., 1866, a' sera., p. 161-169; Letronnc, Remieildes inscr. d'Egypte, I, 978 et suiv.)

f''' C. I. G., 97/11; Lebas-Wadd., Inscr. d'Asie Min., 1620 c.

('' Les prêtres de ces temples devaient être élus par le xoivov d'Asie, peut-être de la même manière que le grand prêtre de la province. Ce qui le prouve, c'est que beaucoup d'entre eux ne sont pas originaires de la ville oii ils exercent leur fonction religieuse. C. I. G., 27/41 : Euryclès, d'Aphrodise, fut prêtre du temple de Smyrne. 2987 b : un individu originaire de Céramus, en Carie, fut àpy^tepeiis kalm vaûv icôv êv È(péa<f). SigA : M. Aurelius Diadochos, de Thyatire, fut prêtre à Pergame. Voir encore Lebas-W^addington, 6fîG, 653, 755, SA a, 885; Bidkiinde corr. Iiellé/i., 1880, p. i/iA.

( ' Boissior, La religion romaine, I, 157-1 58.

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