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mains, appartenaient aux divinités qui y étaient honorées, à la condition que ces divinités fussent reconnues par l’Élal. En était-il ainsi pour les lemples de Rome et d'Auguste? Il est difficile de le dire. D’un côté, le nom de Rome et d’Augusle manque dans la liste des dieux investis d'une capacilé civile‘, et, d’un autre côté, les Romains assimilaient volontiers Auguste à Jupiter?. Le caractère même de ces temples présente des particularités. Dédié à un dieu, assimilé à un dieu du ciel, un temple de ce genre devrait être une res sacra. Mais pour être res sacra, il devrait être consacré. Or, il ne pourrait l’être que par la volonté du peuple romain. Ces temples n’étaient-ils que des choses assimilées aux choses sacrées, pro sacris habilæ, suivant l'expression que Gaius * emploie pour caractériser ce qui, dans les provinces, devient sacré sans l’autorisation du peuple romain ? Telle semble être l'opinion de M. Guiraud#. Il nous paraît plus sûr de les considérer comme régulièrement consacrés. D'un côté, nous voyons toujours les temples de Rome et d’Auguste érigés avec l’autorisation de l’empereur, et, l’empereur représentant le peuple romain, on peut dire que la consécration avait lieu avec l’autorisation du peuple romain. D'un autre côté, tout fait conjecturer que la dédicace en était faite par un magistrat romain. Quand les chefs gaulois se réunissent pour inaugurer l'autel de Rome et &’Auguste à Lyon, c’est un magistrat romain, Drusus, qui les convoque et sans doute les préside. Ainsi à nos yeux les temples de Rome et d'Auguste sont des res sacræ; élant res sacræ, ils sont extra commercium ; extra commercium, ils ne peuvent faire l’objet d’une aliénation, du moins tant qu'ils n'ont pas fait l’objet d’une profanation ou d’un déclassement préalable. D'ailleurs, le Lemple appartenant au dieu, il étail