Reinach, Manuel de philologie classique, L. I, p
k. Fr. Lenormant, La monnaie dans l'antiquité, t. IT, p: 186 190.
5. Jung, Die romanischen Landschaften des Rümisches Reiches, p. 225.
6. Allmer, Revue épigraphique du Midi de la France, t.T, n° 109, p. ue 95.
. Humbert, art. Arca dans le Dictionnaire des nues grec-
se el romaines de Daremberg et Saglio.
par une administration qui semble avoir été assez considérable. Les inscriptions mentionnent en effet trois fonctionnaires qu’on considère généralement comme attachés à cette caisse provinciale : ce sont le judex arcæ Galliarum, V'allector arkæ (sic) Galliarum et enfin l’inquisitor Galliarum. M. Pallu de LesserL! a comparé ingénieusement le rôle de ces fonclionpaires auprès du Sacerdos trium Galliarum à celui de l’ædilis Etruriæ auprès du prætor Etruriæ XV populorum, qui est un véritable sacerdos provinciæ de l’Etrurie. Mais un semblable développement de l’administralion financière de la province semble avoir été particulier à la Gaule. A peine distingue-t-on quelques vestiges d’une arca provinciæ en Afrique et en Pannonie et hors des Gaules on ne trouve presque aucune indication de fonclionnaires provinciaux chargés du trésor du culte de Rome et d’Auguste. Si une inscription de Dacie nous donne le nom d’un allector, c’est auprès d’un temple local, et non du sanctuaire fédéral, qu'il remplit ses fonctions, et si l’épyuporaui«s, sur lequel nous aurons à revenir, remplit bien en Asie des fonclions analogues, il est difficile de préciser leur nature autrement que par d’ingénieuses hypothèses ?.
Quel était le rôle de ces différents fonctionnaires des trois provinces? C’est là une question qui a mis à la torture l'esprit des savants, et il faut avouer qu’après tant d’efforts on en est encore réduit à de simples conjectures.
L’inquisitor Galliarum a présenté particulièrement aux érudits une énigme indéchiffrable. Bellièvre, qui publia la première inscription où ce fonctionnaire élait mentionné, le considère, dans son Lugdunum priscum, comme un «criminum investligalor eliam per torturas », et Artaud, au commencement de ce siècle, ne faisait qu’adoucir cette opinion en présentant l’inquisitor comme une sorte de procureur du roi.
1. Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bullelin des antiquités africaines, t. IL, p. 14).