Ass, prov., p. 143,n
3. Héron de Villelosse, Le marbre de ae (Bulletin monumental, 1889, p. 525). — Fustel de Coulanges, Histoire des institutions politiques de l’ancienne France, la Gaule romaine, p. 218, n. 3.
rauias d’Asie!, autre personnage mystérieux qui pourrait bien n'avoir été qu’un ypauuares el non un rautxs?, de la gestion des fonds de l’arca? Ses fonctions présentaient-elles, ce qu'a supposé Borghesi, ce qu'ont nié Mommsen et le P. Garrucci, une lointaine analogie avec celles d’un autre fonctionnaire énigmatique, l’examinator per Ttaliam? nous nous abstiendrons de Ie discuter : des débats sur des questions aussi obscures ne sont que des batailles de nuages dans les ténèbres. Peut-être était-ce, comme semble l’indiquer Dirksen ÿ, qui explique inquisitor par cognitor et exactor, le procureur fiscal chargé de poursuivre le recouvrement des contributions dues par les villes. Quoi qu’il en soit, les noms de cinq des titulaires de ces fonctions quelles qu’elles fussent nous sont connus. Trois au moins surent s’altirer la reconnaissance du concilium : ce sont L. Lentulus Censorinus, L. Cassius Melior, (. Julius Severinus : les trois Gaules firent graver une inscription en leur honneur. Pour lc quatrième, Paternus Ursus, nous ignorons l’auteur de la dédicace, et l’inscription relative au cinquième, C. Suiccius Latinus, est dédiée par lui au numen Augusti et au deus Volkanus de la civitas Viromanduorum. Les quatre premières de ces inscriptions portent la mention que linquisitor avait parcouru tout le cycle des honneurs municipaux, el C. Suiccius Lalinus, auquel se rapporte la cinquième, est qualifié de sacerdos Romæ el Augusti, ce qui suppose qu’il l’avait aussi parcouru, puisque, nous le savons, on ne pouvait parvenir au sacerdoce provincial qu’après avoir épuisé tous les honneurs de la cité.
L'allector arkæ Galliarum n’a pas heureusement donné lieu à d’aussi vifs débats. M. Mommsen y a bien vu une autre dénomination de l’inquisitor, et pour lui ces deux personnages