Guiraud, Ass. pro. p
2. Glasson, Les bronzes d'Osuna (Revue critique de législation el de jurisprudence, nouvelle série; t. IV, p. 70).
3. Leæ coloniæ Juliæ Genetlivæ,. XCIT, dans Girard, T' tes de droit romain, p. 89.
+ 4. Præcipitur.… edicto divi Vespasiani omnibus civitatibus® ne plures quam ternos legatos mitlant. SE lib. XIT, Institutionum. Dig. L, vir, 2, $ 6.)
administration. Mais d’un côté un certain nombre de témoïignages‘ semblent supposer la nécessité de cette autorisation : ainsi le préfet d'Égypte dans deux circonstances refuse aux juifs d'Alexandrie la permission d'envoyer une ambassade à l’empereur, et d’un autre les quelques mots que l’on peut lire à la fin de la plaque de Narbonne et qui nous font supposer une sorte de contrôle du gouverneur sur les dépenses du concilium viennent confirmer ces conclusions en nous présentant l’autonomie de cette assemblée comme beaucoup plus bornée que nous n’eussions été disposés à nous l’imaginer.
Le legatus désigné avait le droit de fournir un remplaçant. La loi municipale de la colonie Genetiva Julia n’y mettait d'autre condition qué la qualité de décurion chez le substitué?. Cette faculté semble avoir été restreinte plus tard. Marcien nous apprend que les legati ne peuvent prendre d’autres vicari que leurs fils’; mais Papinien semble convenir qu'un legatus pourrait avoir pour remplaçant un étranger*. Cujasÿ a cherché à concilier ces deux textes en admeltant la substitution de tout décurion à un autre décurion pourvu que la mission ait été acceptée gratuitement. C'est du reste la solution que donne le jurisconsulle Paul pour le cas où celui qui a accepté la mission gratuite est absent. La représentation était admise ici avec toutes ses consé-