‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 132 sur 324 · Willems, Droit public romain, p · texte numérisé non relu

Willems, Droit public romain, p

k. Mispouiet, Institutions politiques des Romains, t. I, p. 279 5. Bouché-Leclercq, Manuel des institutions romaines, p. 164.

ministration impériale. (était là que les legati venaient apporter leurs cahiers de doléances. C'était là que les réclamalions étaient examinées par les employés impériaux. C'était là aussi que leur sort était bien souvent décidé et que l’on pouvait rendre à un gouverneur bien en cour le service d’étouffer promptement ou de laisser mourir de langueur une affaire désagréable.

Si de hautes protections arrivaient à faire franchir aux doléances ce seuil difficile, elles parvenaient à l’empereur. C'était l’empereur lui-même qui recevait les envoyés et c'était à lui qu'appartenait la décision. Auguste, dans sa vieillesse, s'était fait remplacer par trois consulaires, mais cet exemple n'avait pas été suivi, et au contraire on vit Vespasien, déjà malade et alité ‘, recevoir encore les députations.

La présentation à l’empereur était faite par une sorte d'introducteur des ambassadeurs. C'était d'abord un simple affranchi, l’ab admissione, que nous voyons remplacé sous Aurélien par un chevalier qui prend le titre de magister admissionum?.

Mais ce moment si impatiemment attendu n’était souvent que l’heure de la déception. Caligula fait de Philon et de ses compagnons d’ambassade le plastron de ses railleries5. D'autres sans doule réussirent mieux : mais si Josèphe parvient à oblenir la liberté des prêtres juifs mis aux fers et envoyés à Rome à raison de leurs démêlés avec Agrippa, il ne le doit qu’à ses intrigues avec un mime « obscurément puissant », un baladin juif, nommé Alitur, espèce de bouffon de Néron*.

Les députés après leur audience avaient encore à attendre la notification de la décision du prince. Ils pouvaient la

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