Willems, Droit public romain, p
3. Guiraud, Ass. prov., p. 159. — Abbé Beurlier, Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, p. 269.
k. Philarète Chasles, De l'autorité historique de Flavius Josèphe. Études sur le moyen âge, p. 13.
recevoir du même bureau où ils avaient déposé leur cahier, car c'était le bureau & libellis qui rédigeait la réponse inscrite sur le libellus et revêtue de la signature impériale (subscriplio)'. De plus, comme l’administration a censibus relevait de ce bureau’, c'était encore à lui de communiquer la décision du prince dans les questions d'impôt’; mais quand, et c'était là le cas général, la réponse était plus développée qu'une simple apostille, et qu'elle ne concernait pas les contributions, elle rentrait dans les attributions de l’ab epistolis. C'élait ce bureau qui était chargé de toute la correspondance officielle avec les gouverneurs aussi bien qu'avec les députations‘. Il était la grande officine des ordres impériaux. Aussi Slace a-t-il pu dire en parlant d’un chef de ce bureau, l’affranchi Abascantus : « J1 assiste aux levers et aux déclins, il voit ce que fait l’Auster et le glacial Borée; il voit les projets de l'épée et de la toge; c’est lui qui exprime la pensée : une masse énorme repose sur ses épaules; un poids presque excessif le presse : car il n’est pas dans Ja demeure sacrée d'office plus chargé; c’est lui qui répand dans le vaste univers les ordres du successeur de Romulus. Les forces et les mouvements de l’Empire sont réglés par sa main*. »
On voit combien pouvait être faible la part du prince circonvenu par ses bureaux. En fait, bien souvent c’étaient ces espèces de ministères qui décidaient, et comme à leur tête