Quintilianus, V, vu, 9 (Teubner
consuls d’ordonner la production des comptes de‘Varenus#; et, dans cetle même affaire, Varenus obtient la faveur d'adresser à certains témoins une citation obligatoire, comme celles que lançait l’inquisitor?. On chercha même à faire de cette dernière concession une règle durable et à permettre ainsi à l'accusé d'imposer à des témoins de venir déposer. Très souvent la haute position de l'accusé lui évitait tout emprisonnement préventif".
Une fois l'instruction close commençait la seconde partie de la procédure, le jugement. Le débat était dirigé par le consul. L'empereur, s’il était consul, pouvait donc le diriger. C'est ainsi que le prince présida le sénat dans l'affaire des Africains contre Marius Priscus, affaire où Pline le Jeune et Tacite assistaient les provinciaux*. Les débats commençaient par les plaidoiries de l’accusateur, puis de l’accusé. Ils pouvaient parler en grec* ou en latin. Venait ensuite l’audition des témoins, et il semble que le consul devait faire une sorte de résumé rapide, altercatio'. L’interrogaloire des témoins était fait par les parties, accusateur et accusé, et Quintilien® nous à laissé un traité complet de la stratégie à employer pour préparer l'effet des dépositions favorables ou pour neutraliser l’impression produite par les récits fâcheux des témoins de l'adversaire. Comme on le voit, c'était la passion qui instruisait, qui questionnait, et M. Faustin Hélie a pu dire : «Je ne vois point ici d’action publique : tous les intérêts étaient représentés, hors l'intérêt de la société?, » Les