‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 173 sur 324 · Le grand Corneille historien, p · texte numérisé non relu

Le grand Corneille historien, p

k, Œuvres littéraires, p. 102.

duite nouvelle... Une foule d'actions qui jusqu’à ce moment lui avaientété permises lui furent interdites. »

C'est ainsi qu'il s’éloignail des affaires de la cité; c’est ainsi qu'il se tenait à l’écart des fonctions municipales infectées de paganisme’. Aux {ermes du canon 56 du concile d'Elvire {({{liveris, aujourd’hui Grenade) au début du iv: siècle, le duumvir chrétien devail s'abstenir des réunions à l’église pendant l'année de la magistrature’. Le concile d’Arles, en 314, dans son canon 7, se montrait, il est vrai, plus tolérant : il admettait ces magistrats municipaux à la communion dans la ville où ils exercaient des fonctions; mais ce n’était qu'à la condition de produire une recommandation de l'évêque de leur lieu d’origine®. Celte recommandation était donnée par lettres formées, litleræ informatæ, véritables passeports religieux, en usage entre les communautés chrétiennes, portant en tête les quatre lettres P.U.A.P., initiales des noms grecs des rois personnes de la Sainte Trinité : Paler, Uios, Agion Pneuma, et qualre autres initiales, celles des noms de l’expéditeur, du destinataire, du recommandé et du lieu d'origine, et scellés du sceau de l’évêque.

C’est ainsi que les chrétiens s’éloignaient des tribunaux païens « où la justice se rendait au nom des dieux qu'ils déteslaient* », et même du service militaire et de l’enrôlement sous les enseignes, « parce qu’ils regardaient les festins, la mesure et la marque comme mêlés de paganismef», et que sur les enseignes il y avail bien souvent des idoles’. Une

1. Viollet, Histoire des inslilutions politiques de la France, DAls p.128.

2. Abbé Duchesne, Le concile d'Elvire et les flamines chrétiens. (Mélanges Remer), p. 121.

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