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Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, p

premiers temps du christianisme triomphant, persista, non sans doute l’adoration formelle et idolâtrique de l’empereur, mais un ensemble d'excès d’honneurs, de prosternements abusifs qui confinaient à une espèce de culle'. Les panégyristes latins, en parlant de Constantin vivant, lui reconnaissent encore les altributs divins : « Des orateurs, dit M. Henri Béthune?, assurent qu’il est exempt de toutes les misères de l'humanité‘; la terre, les fleuves, le jour, tout se repose; lui seul est infatigable‘; la nature obéit à ses ordres‘; sur son passage tout se renouvellef; en le suivant ses soldats suivent un dieu’. On demande qu'il vive trois siècles. Trois siècles, ce n’est pas assez. Un rhéteur viendra qui ne se contentera pas de si peu et exprimera l’absurde espérance que Constantin sera immortel®. » Constantin mourut : mais la foi en sa divinité lui survécut. En 355, les soldats vénéraient encore Constantin comme un dieu‘, et Eutrope à la fin du iv: siècle n'hésite pas à le placer au nombre des dieux".

Il n’y avait pas là que des actes de dévotion intime et de piété individuelle. Un écrivain arien, Philostorge, re- : proche aux chrétiens de rendre des hommages impies à la statue de Conslanlin dans le Porphyrétique en lui adressant des sacrifices, en l’honorant par des lumières et de l’encens ”.

1. Abbé Beurlier, Essai sur le culle rendu aux empereurs romains, p. 285. LUE

2. Les panégyristes de l'Empire à Rome (Correspondant du 25 août 1865,p. 774).

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