‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 181 sur 324 · Guiraud, Ass. prov., p · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. prov., p

3. Lavisse, De Hermanno Salzentio (Thèse pour le doctorat ès lettres de Paris, 1875), p. 4.

4. Id., Survivance de l'Empire romain au moyen àge (Journal des Débats du 11 juin 1889).

Guibal, Arnaud de Brescia et les Hohenstaufen, p: 195. Gebhart, L'Italie mystique, p. 147.

Rambaud, Histoire de la civilisation en France, t. IH, p. 8. Balzac, Le prince, VI. Œuvres (1665 in-folio), t. IT, p. 21.

Ce merveilleux salon où ta magnificence Fait briller un rayon de la toute-puissance.

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Corneille, Remerciement au Roi (Poésies diverses, LXII. Œuvres complètes, t. VII, p. 264).

10. Lafartine, Cours familier de littérature, t. NE, p. 14-15.

11. Paul Louis-Lucas, Vénalité des charges, t. 1, p. 390, n- 17:

même semble, comme l’a dit M. Loubers!, « éclipsée par celle du souverain, » et La Bruyère?, voyant dans la chapelle de Versailles les courtisans tourner le dos à l’autel el le visage au trône, résume d’un trait la scène : « Ce peuple paraît adorer le prince et le prince adorer Dieu. »

Pour inaugurer la statue de Louis XIV, sur la place des Victoires, le duc de Gesvres emprunta le cérémonial presque entier de la consécration de celles des empereurs romains. De son côlé, le maréchal de la Feuillade renouvela les hommages des Byzantins à la statue de Constanlin, et Louis XIV attendit trois ans pour faire éleindre les feux qui brûlaient devant son image, et rendre à la famille de la Feuillade l'argent qui avait servi à fonder ce luminaire idolâtret. Enfin, quand le roi voyageait, il pouvait voir des fenêtres de son carrosse le peuple se metlant à genoux sur son passage”.

La Révolution française n’emporta pas complètement ce sentiment, et les pièces jouées dans les premières années de la monarchie de Juillet sont là pour attester jusqu'où fut poussé à cette époque le « fétichisme napoléonien® ».

Même de nos jours il entre bien un peu de cette religion civique dans la vénération d’ailleurs touchante des Russes pour leur tsar; un catéchisme à l’usage des écoles polonaises déclare que les sujets doivent à l’empereur l’adoration’, et le catéchisme gréco-russef contient les demande et réponse suivantes : « Comment faut-il adorer l’autocrate?

1. L'ancienne magistrature d'après les moralistes français (Discours de rentrée de la Cour de Paris du 4 novembre 1879, p. 24). 2. Caractères, VIII (Moralistes français, édit. du Panthéon littéraire, p. 535).

3. Saint-Simon, Mémoires, édit. Chéruel et Renier fils, t. Il, p. 216. &. Lémontey, Essai sur l'établissement monarchique de Louis XIV, p. 154.

5. Loudun, Les précurseurs de la Révolution, p. 309. . Albert Soubies, Une première par jour, p. 365. . Grenville Murray, The Russians of to-day, édit. Taucbnitz, p. 185. . Cité Léouzon-Leduc, La Russie contemporaine, p. 95, n. 1,

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— Par tous les moyens que l’homme possède; par les paroles, par les signes, par les actions et les démarches, enfin par le plus intime de son cœur. »

Si de pareils sentiments ont persisté jusqu’à nos jours, combien devait-il être délicat pour les hommes des premiers siècles de purifier de tout culte leur respect du pouvoir civil! Les idées nouvelles se coulaient souvent dans les expressions anciennes. Si Tertullien‘ déclare nettement qu'on respecte l'empereur comme le premier des hommes, mais seulement comme un homme, saint Ambroise? parle encore des lêles d’empereurs fondues en bronze ou de leur buste fait de bronze ou de marbre, qu’adorent les hommes.

D'un autre côté, on purifia les spectacles. Toutes les réunions du concilium élaient accompagnées de fêles. Or ces fêtes élaient essentiellement des cérémonies du culte paien”*, et les jeux étaient pour ainsi dire des offices de la vieille religion de Rome. « La célébration des jeux, dit Lactance, est une fête en l'honneur des dieux : c’est pour l’anniversaire de leur naissance ou la dédicace de quelques nouveaux temples qu’ils sont établis : primitivement ces chasses, qu'on appelle des spectacles, furent vouées à Saturne, les jeux scéniques à Bacchus, les jeux du cirque à Neptune‘. » Partant, « si quelqu'un parlicipe à des spectacles qui présentent un caractère religieux, c’est qu’il à renoncé au culle

1. Colimus ergo et imperatorem sic quomodo et nobis licet et rpsi eæpedit, ut hominem a Deo secundum et quicquid est a Deo consecutum solo Deo minorem. (Tertullianus, Ad Scapulam, W, Opera, si Migne, I, 700.)

. Sola ære fusa principum capila et ducti Ar de ære vel de marmore ab hominibus adorantur. (S. Ambrosius, Hexæmeron, VI, x, 57. Opera, édit. Migne, t. I, p. 266.)

3. Lamache, Étude historique et juridique sur les spectacles et sur la condition légale des acteurs chez les Romains (Revue critique de législation et de jurisprudence, t. XVIII, p. 44).

k. Ludorum celebrationes deorum festæ sunt, siquidern, ob natales eorum vel templorum novorum dedicationes sunt constituti. Et primitus quidem venationes quæ vocantuwr munera, Saturno sunt attributæ ; ludi autem scenici Libero; circences vero Neptuno.

de Dieu et s’est consacré aux dieux dont il a célébré les anniversaires de naissance et les fêtes! ».

Néanmoins « on ne blâmait pas seulement le théâtre parce que dans ce temps il servait à l’idolâtrie et à la superslition, mais parce que c’était une école d’impureté?. » Souvent les immoralités des dieux rejaillissaient sur les fêtes célébrées en leur honneur, el ces représentations dégénéraient en spectacles obscènes®: aussi ne faut-il pas s'étonner de voir les païens mélangés aux chrétiens conspirer avec eux la suppression ou la transformation des spectacles. Platon et Aristote avaient blâmé les représentations scéniques*. Julien, leur disciple, « se montra à cet égard, dit M. Guiraud’, aussi scrupuleux que les évêques ». Il considérait comme digne de louange un sacerdos qui ne fréquentait pas l’amphithéâtref. Les empereurs chrétiens, ne pouvant abolir ces fêtes auxquelles le peuple restait attaché”, se contentèrent de les purifier®, tout en protestant de leur intention de les maintenir. « Nous ne nous refusons pas, mais plutôt nous vous exhortons à salisfaire les désirs d’un peuple heureux en rétablissant les spectacles du combat gymnique”° », écrit en 376

(Lactantius, Divinæ Institutiones, VI, xx. Opera, édit. Migne, t. I, p. 712.)

1. Si quis igitur spectaculis interest, ad quæ religionis gratia convenitur, discessit a Dei cullu et addeos se contulit quorum natales et festa celebravit. (Lactantius, Divinæ Institutiones, VI, xx. Opera, édit. Migne, t. I,p. 713.)

2. Bourdaloue, Sermon pour le troisième dimanche après Pâques, I (Œuvres complètes, édit. Vivès, t. 11, p. 126).

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