Id., XIL
h. Ad subeunda patriæ munera dignissimi et meritis et facultahibus eligantur nec hujusmodi nominentur qui functiones debitas implere non possint. (Cod. Théodos., XII, 1, 148.)
5. À solis præcipimus advocatis eorumque consortio dari provinciæ sacerdotem. (Cod. Théodos. VIT, 1, 46.) À est pris ici dans le sens de eæ. (Godefroy, ad h. 1. Cod. Theodos., édit. Ritter, IV, 404.)
6. Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. I, p. 337-339).
Fa Nutricula causidicorum Africa.
(Juvenalis, VIT, 148, 149.)
8. Ad. 1. 46 Cod. Theodos. VII, 1, édit. Ritter, t. IV, p. 405.
derniers fidèles du paganisme, et que le soin des temples paiens, qui rentrait dans les fonclions du sacerdos provinciæ, leur convenait mieux qu’à tous autres. D'après M. l'abbé Beurlier', dont l’opinion semble mieux fondée, c'est que ses membres, versés dans la science: juridique, étaient particulièrement aptes à s'occuper de l’administralion temporelle des édifices païens, qui pouvait soulever de délicates questions de droit.
Ainsi, en principe, tout citoyen ayant parcouru les honneurs municipaux semble éligible au sacerdotium provinciæ. Il est cependant ioute une classe de personnes qui paraissent au premier abord n’y pouvoir être appelées. En effet, le sacerdotium provinciæ, par ses souvenirs, rappelait tellement le paganisme, il était encore si imprégné de l’ancienne religion, qu’on est naturellement porté à penser qu'aucun chrétien ne pouvait l’occuper. Il ne paraît pourtant pas que les chrétiens se soient tenus complètement à l'écart de ce sacerdoce. On a trouvé en Algérie, à Cuicul, aujourd’hui Djemila, une inscription relatant que « Tullius Adeodatus, sacerdotalis, a accompli son vœu? ». La plate de cette inscription, qui se trouve dans la mosaïque d’une basilique chrétienne, aussi bien que le nom même Adeodatus, trahit le christianisme de celui auquel elle se rapporte.
Bien plus, les conciles chrétiens s'occupent de cet exercice par des chrétiens de fonctions en apparence idolâtriques, et, tout en le blâmant et en le réprimant, ne semblent pas le considérer comme une faule irrémissible.
Au commencement du 1v° siècle, le concile tenu à Elvire règle soigneusement cette matières. Les flamines ont-ils sacrifié aux dieux, ils sont excommuniés sans rémission*. Ont-ils donné des jeux publics sans sacrifier : ou ils ont