‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 191 sur 324 · Guiraud, Ass. provw., p. 242, n · texte numérisé non relu

Guiraud, Ass. provw., p. 242, n

k. Conc. d’Elvire, can. 2.

reçu le baplême, ce sont des fidèles et ils peuvent être réconciliés à l’heure de la mort pourvu qu'ils aient fait pénitence et que la faute ne se soit pas renouvelée‘; ou ils n’ont pas reçu le baptême, ce sont des catéchumènes, classe à cette époque très nombreuse, où demeuraient bien des gens du monde, à cause des obligations moins strictes imposées à ses membres?, et ils peuvent être admis au baptême, mais après trois ans d’épreuveÿ. Enfin ont-ils simplement porté la couronne, ils peuvent se réconcilier, après une pénitence de deux ans seulement‘. Ainsi un chrétien n’apostasiait pas nécessairement en devenant flamine. Il n’encourait pas l’excommunication perpétuelle, à moins de sacrifice ou de récidive. Il pouvait même avec certaines précautions ne pas se brouiller avec ses chefs spirituels, quoique cela dût toujours être assez difficile®. |

Sans doute Théodose le Grand prohibait bien cet exercice par des chrétiens de fonctions païennes : « Que dans la nominalion à la prêtrise, disait-il dans une constitution adressée en 386 à Florentius, préfet du préloire augustal5, celui-là soit préféré qui a rendu le plus de services à la patrie et cependant ne s’est pas retiré de la fréquentation des temples par la profession du christianisme. Car il est inconvenant ou (pour mieux dire) illicite que les

1 Conc. d’Elvire, can. 3.

2. Abbé Duchesne, Le concile d'Elwire et les flamines chrétiens (Mélanges Renier, p. 170). :

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