‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 193 sur 324 · d;, XVI, VS · texte numérisé non relu

d;, XVI, VS

secte hérétique avaient pu être sacerdotes!. Le seul doute qui puisse subsister vient de ce que, dans ces constitutions, les sacerdotales semblent constituer un degré de la hiérarchie sociale. L'espèce d’allusion qu’on a cru voir dans ces textes à une classe particulière de personnes a donné naissance à une autre théorie : le chrétien, d’après celte nouvelle doctrine, n’aurail pas eu besoin d'exercer les fonctions de sacerdos pour recevoir le titre de sacerdotalis, et M. Desjardins, dans la Revue de philologie, soulient que sacerdotalis est simplement synonyme de principalis?.

Sous le Haut-Empire, le sacerdotium où le flamonium Romæ et Augusti avait constitué, au moins en principe el sauf les causes d’excuse que nous avons indiquées, un munus obligatoire. Il paraît, durant cette période, avoir présenté partout ce caractère.

Au Bas-Empire, l’assujettissement rigoureux au sacerdotium provinciæ ne fut certainement pas aussi universellement reconnu. En 383, Théodose le Grand, par une constitution adressée à Proculus, comte d'Orient, supprima le caractère obligatoire de la syriarchie” c’est-à-dire, suivant l’opinion le plus probable , du sacerdoce provincial de Syrie‘. Deux ans après, en 385, Théodose, dans une constitution adressée à Cynegius, préfet du prétoire d'Orient, dispensait les émérites, c’est-à-dire les magistrats retraités, de l'obligation de l’agonothésie. Il ne faisait que généraliser la règle qu'il avait promulguée pour la Syrie : car la syriarchie n’était que l’agonothésie de Syrie, agonothésie et sacerdoce étant des

1. Pallu de Lessert, les Assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. IT, p. 40-49). 3

Page 1