‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 197 sur 324 · Ad h. l. Cod. Theodos., édit. Ritter, t. VI, 1, p · texte numérisé non relu

Ad h. l. Cod. Theodos., édit. Ritter, t. VI, 1, p

longer leur séjour à Carthage au delà des calendes de novembre. La place de cette constitution — qui est classée par le compilateur du Code Théodosien dans le titre De Paganis — à fait penser à M. Pallu de Lessert! qu’elle avait surtout pour but d'empêcher la réunion des derniers débris du paganisme. Enfin, on lend à fermer aux sacerdotes ce dernier champ ouvert à leur activité. Vers 440, en Orient, l’empereur Léon transfère, dans une constitution adressée à Useus ou plutôt Pusæus, préfet du prétoire, les fonctions de l’alylarque et du syriarque au comte d'Orient?. La prompte décadence de l'Empire d'Occident prévint seule sans doute dans le monde romain un transfert analogue d'attributions..

Les obligations et les charges du sacerdos. provinciæ étaient lout ensemble moins considérables et plus lourdes que celles du sacerdos Rome et. Augusti. Elles se trouvaient à la fois réduiles et aggravées. Elles étaient moins. considérables, car il n’est plus question au Bas-Empire de toutes les prescriplions relevant de la lilurgic païenne auxquelles le sacerdos élait astreint à l’époque d’Auguste. Les obligalions auxquelles il est soumis se réduisent à deux : posséder un capilal pouvant répondre de sa gestion, et avoir une fortune suffisante pour faire face aux dépenses entrainées par sa dignité. Elles étaient plus lourdes, car les fêtes qui dès les premiers siècles étaient assez onéreuses pour écarter les candidats du sacerdotium, comme le prouve l’inscription récemment découverte à Hispalis, pèsent peut-être plus lourdement sur le sacerdos. En effet, nous ne savons si l'assemblée provinciale, devenue étrangère à cés jeux, n’a pas cessé d’y coniribuer, et si le sacerdos ne se trouve pas ainsi seul a en supporter les frais5. Divers indices portent à le croire : Honorius, en 395, dans une constilution adressée

1. Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines; t. IF, p. RAS 2A 0)

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