‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 198 sur 324 · Cod. Justin., I, xxxvi, loi un · texte numérisé non relu

Cod. Justin., I, xxxvi, loi un

3. Guiraud, Ass. prov., p. 245. — Abbé Beurlier, pe sur le culte rendu aux empereurs romains, p. 291, n. 1.

à Théodose, préfet des Gaules, conseille de n’appeler à cette charge que ceux qui sont capables d’en supporter les frais, et Théodose le Jeune, dans une constitution adressée à Anthemius, préfet de la ville en 509, fixant un maximum de frais des jeux, en excepte les alylarques et les syriarques?, ce qui semble établir que c’étaient eux qui payaient la dépense des fêtes.

Une restriction nouvelle vint au Bas-Empire limiter la liberté du sacerdos sur un point spécial. On sait que la loi Julia, sous Auguste, avait établi pour les sénateurs certains empêchements au mariage : ils ne pouvaient épouser une affranchie ou une comédienne; et un sénalus-consulte, sous Marc-Aurèle, vint consacrer l’opinion des jurisconsultes sur la sanction de cette prohibilion et frapper de nullité le mariage contracté en violalion de ces règles. Conslantin, en 336, renouvela ces prescriptions el les étendit. Parmi les hauts personnages auxquels il défend de contracter de semblables unions se trouvent ceux que rehaussent les honneurs de la phéniciarchie et de la syriarchieÿ. Il leur interdit le mariage avec toule personne de condition abjecte *.

Cette interdiction était encore en vigueur en 454 dans l'Empire romain, comme l’a remarqué M. Pallu de Lessert’, car cette année-là Marcien, dans une constitution® adressée à Palladius, préfet du prétoire d'Orient, en détermine les limites. Il explique que pauvreté n’est pas vice et que le défaut de fortune sans tache dans la naissance ou dans la conduite ne saurait être un obslacle au mariage avec un

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