Cod. Théodos., XII
CH URAINE SR 2:
caire d'Afrique, que très souvent les brevets d'honorariat (honorariü codicilli) s'acquéraient à prix d’argent.
La classe des honorati se recrutait de deux façons, comme l’a observé M. Guiraud!. Tantôt c’étaient des enfants de clarissimi, qui, après avoir élé revêétus d’une des fonctions réservées à leur ordre, recevaient le titre d’honorati. Tantôt c'étaient des principales, qui, après avoir parcouru le cycle des honneurs municipaux, parvenaient aux dignités plus élevées. La première calégorie était de beaucoup la plus nombreuse ; et, en fait, le rang d’honoratus se lrouvait presque héréditaire. Il ne l’était pas en droit; et le fils d’un honoratus ne recevait ce titre qu'après avoir lui-même passé par les fonctions qui le conféraient. La seconde catégorie était plus limitée : le cycle des honneurs municipaux était lent à parcourir ;il ne l'était pas encore assez au gré des empereurs, qui craignaient que les décurions ne parvinssent, en acquérant la dignité d’honorali, à échapper en trop grand nombre aux obligations de plus en plus lourdes qui pesaient sur eux. Aussi, en 409, Honorius, dans une constitution adressée au préfet du prétoire Dardanus, prescrit-il que les principales demeurent pendant quinze x dans des fonctions municipales et rendent ainsi service à leur patrie?. Telle est du moins la règle promulguée par lui pour le pays qui nous intéresse, pour les Gaules.
Les honorati se trouvaient placés, sur l'échelle sociale du Bas-Empire, immédiatement, en général, quoique à une grande distance, au-dessus des curiales, elleur nom se rencontre fréquemment associé, soil à celui des cwriales, soit à celui des principales, qui formaient une classe supérieure au sein de la curie. Ils constituaient comme une arislocratie impériale et avaient le pas sur les {rois autres classes