‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 215 sur 324 · Id., ibid. Les origines du système féodal, p · texte numérisé non relu

Id., ibid. Les origines du système féodal, p

&. Beaudouin, Le majus et le rninus Latium, p. 67.

5. Mispoulet, Institutions politiques des Romains, t. Il, p. 309.

6. Histoire des institutions politiques de la France,t.T,p 112,n.2.

de 40 hectares’. Ils formaient du moins la bourgeoisie rurale.

Telles étaient les trois classes de membres du concilium, mentionnées inconteslablement dans la constilution d'Honorius. Mais étaient-elles seules à former le concilium? On a voulu y faire entrer d’autres catégories de personnes.

Ceux qu'on y appelle les premiers, ce sont les évêques. Ils faisaient partie du concilium, en vertu de leur titre d’évêque, dit-on : car Hincmar*, le célèbre archevêque de Reims, les mentionne parmi les membres de cette assemblée.

Is en faisaient partie, à titre d’honorati, dit-on encore. Ils étaient souvent en effet à cette époque defensores civitatis, et si la dignité d’honoratus n’élait pas attachée de plein droit à ces fonctions, elle pouvait leur être conférée par une décision spéciale de l’empereur’; et l’empereur devait la leur accorder fréquemment.

- C’est à cette dernière opinion que nous nous rallions. Il est incontestable que l’empereur pouvait conférer aux évêques, defensores civitatis, la dignité d’honorati. Nous ne possédons pas de document prouvant qu’il l'ait fait, mais nous ne faisons pas difficulté de reconnaître que la collation de cette dignité a pu être fréquente. Mais si les évêéques n'étaient appelés au concilium qu’à titre d’honorati, ils renlraient dans la première classe et ne constituaient pas un ordre distinct. Hincmar semble bien en faire une classe spéciale de membres, mais l’autorité d'Hincmar ne saurait nous convaincre’. En effet, si Hincmar paraît avoir

1. Levasseur, Statistique agricole de la France (Séances et travaux de l'Académie des sciences morales, t. CXXX, p. 521). — Cf. Fustel de Coulanges, Histoire des institutions politiques de l'ancienne France : l'alleu et le domaine rural pendant l'époque mérovingienne, p. 25.

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