Guiraud, Ass. prov., p
&. Duval, Études sur quelques points du droit romain du v° siècle d'après les “lettres el les poèmes de Sidoine Apollinaire, p. 34.
5. Abbé Beurlicr, Essai sur le culte rendu aux RSS Tomains, p.302.
eu sous les yeux, au moment où il écrivait, une copie de l’édit d'Honorius, rien ne nous prouve qu'il ne l'ait pas modifiée. N’a-t-il pas, dans son traité De ordine palatii, changé sur beaucoup de points le texte de son maître Adalhard, qu'il avait pris pour base de son travail'? A supposer même qu'il ait fidèlement analysé le texte qu’il possédait, rien ne prouve que ce texte n’eût pas de subi des altérations.
Hinemar vivait au 1x° siècle, c’est-à-dire quatre cents ans après l’époque d'Honorius. De son temps, les évêques siégeaient à côté des seigneurs dans les conseils de l’État. Il n'y aurait rien d'étonnant à ce que les copistes de la période intermédiaire eussent rajeuni les textes qu'ils transcrivaient pour les mettre au courant des usages contemporains. Et il n’y avait pas ici d’anachronisme choquant, car dès le v° siècle l'influence des évêques était considérable. Enfin, comme l’a remarqué M. Guiraud”?, les nombreux et célèbres conciles qui s'étaient tenus à Arles pouvaient favoriser la confusion. Dès avant 418 s’étaient réunies à Arles des assemblées ecclésiastiques, et les premiers concilia qu'avait vus Arles avaient été des synodes d’évêques. C’est en 314 nolamment que se tint dans cette ville le célèbre concile qui arrêta le donatisme menaçant’ et interdit la communion aux gens de théâtre *. |
Les seconds sont les possessores. Les possessores, dit M. Pallu de Lessert*, faisaient partie du concilium d'Arles.
1. Prou, Hincmari De ordine palalii, texte latin traduit et annoté. Introduction, p. 18 (Bibliothèque de l'École des Hautes- Etudes, fascicule 58).