Ass. prov., p
3. Œuvres complètes de Sidoine Apollinaire traduites en français. Introduction, p. 8.
k, Etudes sur quelques points du droit romain du v siècle d'après les lettres et les poèmes de Sidoine Apollinaire, p. 14.
du territoire des sept provinces‘. Enfin, si le chroniqueur Idace lui donne pour siège Arles ou Toulouse?, Sidoine Apollinaire, qui doit être bien informé, puisque Avitus élait son beau-père, la place à Ugernum Beaucaire)5.
Ainsi l’assemblée d'Arles ou plutôt de Beaucaire doit être . regardée comme étrangère aux sessions du concilium des sept provinces ; si elle rappelle un souvenir, c’est celui de l’assemblée de notables qui se tint en Corse en 70 ap. J.-C. au cours de la guerre civile entre Othon et Vitellius‘.
Quel était le président du concilium?
C'était le préfet du prétoire, dit-on. Telle est l'opinion de M. Guiraud* et de M. Pallu de Lessert'. C’est ce qui parait résulter du texle de l’édit d’Honorius’. Le président se trouvait donc désigné non par l’assemblée, mais par l’empereur; M. Guiraud pense que de cetle facon la dignité du fonctionnaire devait renforcer l’autorité du président.
Ce n’était pas le préfet du préloire, disons-nous. Le préfet assistait seulement aux délibérations. Telle est, ce semble, l’opinion d’Augustin Thierry', qui traduit les mots swb illustri præsentia præfecturæ par « en la présence illustre du préfet ». En effet, ni dans le Code Théodosien*, ni dans
1. Sidonius Apollinaris Panegyricus Avili, v. 528 el suiv. 2. Idatius, Chronicon, XXXI. S. Prosper, Idatius et Marcellinus, édit. Migne, p. 884.
3. Fragor atria complet Uierni, quo forte loco pia turba senatus Detulerat vim, vota, preces.
(Sidonius Apollinaris, Panegyricus Aviti, v: 571-573.)
k. Tacitus, Historiæ, II, 16.