‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 226 sur 324 · Ass. prov., p · texte numérisé non relu

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autre, c’élait précisément au mois d’août, c’est-à-dire au moment de l’ouverture du concilium, que l’empereur faisait parvenir au préfet du prétoire l’état des sommes qui lui étaient nécessaires pour l’année suivante’. D'ailleurs il est moins étonnant de voir cette fonction attribuée à l’assemblée d'Arles, dont les attributions étaient assez élastiques, qu’à l'assemblée de Lyon, dont le rôle politique ou administratif semb'e avoir été fort strictement limité.

Quoi qu’il en soit de cette attribution problématique, à coup sûr ce concilium avait encore son budget particulier. Ce budget était sans doute bien modeste : il n’y avait plus, comme sous le Haut-Empire, de contribulions fournies par les cités pour le culte de Rome et d’Auguste. Peut-être cependant les provinces participaient-elles aux frais des fêtes ; en tout cas, elles devaient concourir aux dépenses des légations envoyées et des monuments élevés en commun par tout le diocèse.

L'assemblée d'Arles pouvait envoyer des légations. Quoique cette diète fût une assemblée hybride composée d’éléments hétérogènes, elle formait un corps, et cela suffisait pour qu'elle pût adresser des pétitions à l’empereur. La constitution de Valentinien le Jeune, de 382°, prévoit précisément le cas où un diocèse, c’est-à-dire une assemblée de diocèse, enverra une députation à l’empereur et lui accorde, si elle ne compte pas plus de huit membres, une rheda*, c’est-à-dire un chariot assez ample à quatre roues, altelé de quatre chevaux ou de huit à dix mules, qui pouvait porter jusqu'à mille livres romaines. Nous ignorons si les

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