Sidonius Apollinaris, Epistolæ, VII, 1v
3. Lécrivain, Le sénat romain depuis peer à Mur et à Constantinople, p. 98, n. à.
l'un sous Honorius, l’autre sous Valentinien IL, et enfin Priscus Valerianus, parent d’Avitus. Il est vrai que des empereurs avaient la précaution de romaniser par l’éducation ces provinciaux de naissance. Ils appelaient à leur cour les jeunes gens des grandes familles pour les initier aux affaires publiques. « Déjà la cour t’a exalté, écrit Sidoine Apollinaire à son correspondant de Narbonne, Consentius, qui devint plus tard un consularist, et le pieux empereur t'a placé aussitôt parmi les éminents tribuns qui peuplent les consistoires?. » Dès lors on comprend que les curies pouvaient renfermer des præfectorü et que cetle disposition de la constitution de Théodose pouvait trouver son applicalion.
Mais n’y avait-il que les principales des curies qui pussent assister au concilium? Nous ne le pensons pas. Nous croyons que tous les possessores pouvaient y siéger. Nous n’invoquons pas le passage où Sidoine mentionne un possessor campagnard comme membre du conciliumS. Car Sidoine fait ici allusion, selon nous, à un concilium de cité. Ce qui le prouve. c’est qu’il semble refuser aux possessores voix délibérative ou même consultative dans cette assemblée. Or dans le concilium de province l'égalité régnait quant au vote entre tous les membres. M. Guiraud', qui pense que le mot concilium a trait à une assemblée de province, a supposé,
1. Baret, Œuvres complètes de Sidoine Apollinaire traduites en français, mote ad Carmina XX (d'après Sirmond, XXIII), 219, p. 294 (Coll. Nisard).