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Et jam te aula tulit piusque princeps

Inter conspicuos statim locavit Consistoria quos habent, tribunos.

(Sidonius Apollinaris, Narbo Carmina, XX, 219-221, Coll. Nisard, (XXIII, 213-215, d’après Sirmond.)

3. Non nequiter te concilii tempore, post sedentes censentesque juvenes ingloriumrusticum, senem stantem, nobilem latitabundum pauperis honorati sententia premal quum eos, quos esset indignum si vestigia nostra sequerentur, videris dolens antecessisse. (Sidonius Apollinaris, Epistolæ, I, vi, 4.)

k. Ass. prov., p. 271.

il est vrai, que les possessores avaient droit de parler, mais que leur tour de parole n’arrivait jamais. Mais on ne voit guère comment ces membres eussent pu être ainsi forclos de la parole. Quoi qu’il en soit, il semble certain que les possessores pouvaient au moins en principe siéger, débattre et voter. Si Théodose le Grand, dans sa constitution de 392, ne mentionne que les principales, c’est qu’eux seuls étaient obligés de siéger. Telle semble être l'opinion de M. Guiraud'.

Tous les membres du concilium étaient-ils tenus d’y assister? Pour les honorali, ils pouvaient, si bon leur semblait, prendre part à ses travaux, et ils pouvaient même s’épargner la peine de venir personnellement aux séances, car des facilités spéciales leur étaient accordées, mais ils n'étaient point astreints même à s’y faire représenter. C’est là, à notre avis, le sens naturel d’une constitution de Théodose le Grand de l’an 392?, qui vise, il est vrai, dans ses termes, un concilium extraordinarium. Telle est, ce semble, l'opinion de M. Guiraud.

Les principales élaient, eux, astreints à la présence. Cela ne paraît pas faire de doute, car Théodose le Grand, dans une constitution de la même année 392, impose l’assistance au concilium à tous les principales‘. Telle est l’opinion de M. Guiraud”, qui remarque aussi avec raison que cette obligation est dépourvue de sanction : on ne voit pas, en effet, qu'aucune peine soit porlée contre eux en cas d’absence; on a bien, il est vrai, supposé l’existence d’une amende, en se fondant sur l’analogie avec l’assemblée d'Arles, mais les

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