Concilii tempore. (Sidonius Apolliraris, Epistolæ, 1, vi
7. Les assemblées provinciales et le culte provincial dans l'Afrique romaine (Bulletin des antiquités africaines, t. I, p. 38).
raud‘ en déduit qu’elles étaient ailleurs moins fréquentes. Pour la Gaule, nous pensons que les réunions étaient annuelles. Car, si l’assemblée de diocèse, qui exigeait des déplacements plus considérables, se réunissait annuellement, comment en eût-il été autrement des assemblées de province ?
D’après M. Pallu de Lesserl?, les sessions étaient accompagnées de fêtes et de réjouissances. L'existence au Bas- Empire, du moins en Afrique, de jeux donnés par le sacerdos provinciæ, analogues à ceux qu'offrait le flamen Romæ et Augusti sous le Haut-Empire, existence que nous avons eu occasion de constater, semble confirmer cette hypothèse.
Il y avait aussi des assemblées extraordinaires. Elles sont appelées concilia extraordinaria dans deux conslitulions de Théodose le Grand de 3925 et extraordinari conventus dans une constilution de Valentinien l’Ancien de 372*. Ces trois textes du Code Théodosien sont les seuls qui mentionnent expressément ces assemblées extraordinairesÿ.
Qu'étaient-ce que ces concilia extraordinaria?
« L'expression extraordinarium concilium, dit M. Guiraud", ne désigne pas une diète convoquée dans une circonstance grave. Elle signifie plutôt que l’assemblée se réunissait en dehors de toute condition de périodicité sous la seule pression d’une nécessité urgente. » Par suite, si nous comprenons bien la pensée de l’auteur, les concilia extraordinaria auraient été, par opposition aux concilia ordinaria, des assemblées sans sessions régulières. Il en résulterait notamment que les concilia ordinaria et les concilia extraordinaria auraient été les assemblées de provinces différentes.