Ammianus Marcellinus, XXX, v
3. Multi frequenter, quos eæxecrabilis popularilas agit, civium mazximos manu prensant deque consessu publico abducunt ac sequestratis oscula impingunt operam suam spondent, sed non peliti. (Sidonius Apollinaris. Epistolæ, V, xx, 2.)
&. Cod. Théodos., VII, xx, 2.
5. Godefroy, Paratitlon ad tit. x Cod Theodos., XII, édit. Ritter, IV, 614.
de voyage étaient à la charge de la province. Théodose le Grand, dans une constitution de l’an 382‘, et dans une autre de l'an 390*, mentionne la swmptuum præbitio vel collatio legatis parmi les munera sordida. Il est probable que les frais de la legatio provinciale étaient couverts au moyen d’une contribution extraordinaire levée sur les différentes cités de la province, et que les curies de ces cités obtenaient les fonds en répartissant la quote-part imposée à la cité entre les possessores*.
Souvent les legati, pour se rendre populaires, refusaient le legativum. C'était même une manière pour les ambitieux d'obtenir une legatio que d'offrir de s’en charger sans frais : de cette façon ils n'avaient que l’honneur et ne recevaient aucun subside. C’est Sidoine Apollinaire qui nous rapporte ce manège. Et cependant, souvent, ajoute-t-il, on préférait rétribuer des legati modestes qu’envoyer gratuitement ces intrigants*, Il s’agit ici, comme l’a remarqué M. Duval’, d'une legatio envoyée par une cité; mais il devaiten être de même quand il s’agissait d’une legatio envoyée par une province. Parfois certains sycophantes déniaient aux legati cette rétribution ou faisaient des difficultés pour la leur remettre. C’est du moins ce que semble indiquer Sidoine Apollinaire dans une phrase d’une de ses letires', phrase d’ailleurs trop