‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 276 sur 324 · Id., XII · texte numérisé non relu

Id., XII

k. Id., XII, vi, 23

5. Undique legati properant generique sub ore In tua centenas aptant præconia voces.

Grates Gallus agit, quod limite tutus inermi,

question de Ja Gaule. Il serait pourtant peut-être téméraire, comme en convient M. Guiraud!, de voir dans ces legalti les envoyés des assemblées provinciales.

Les legationes des concilia étaient donc organisés d’une facon minutieuse ; mais, comme le dit Amédée Thierry?, «ce luxe de précautions dénote à la fois les bonnes intentions du législateur et la difficulté de les réaliser ». « Que lout se passät en ces matières, ajoute le même auteur’, aussi simplement, aussi honnêtement que le voulait la loi, c’est ce qu’on ne croira guère quand on connaît les hommes de tous les temps, et c’est ce qui n’est pas supposable dans un empire immense, privé de publicité, où les enquêtes ne pouvaient se faire qu'avec lenteur et embarras. Le départ d’une députation mettait toujours en émoi le gouverneur de la province, et, s’il se savait accusé, soit dans sa vigilance, soit dans ses actes, il cherchait à parer le coup en faisant agir ses protecleurs près du consistoire ou du prince. On promenait la députation de délais en délais, on lui refusait audience, on infirmait d'avance son témoignage, on entourait l’empereur de soupçons; c’élaient les armes qu'employait la faveur et souvent aussi la corruption. »

Les legati, une fois leur mission accomplie, jouissaient à titre de récompense d’un certain nombre soit de prérogatives honorifiques, soit de dispenses utiles :

Ils recevaient généralement à l’issue de leur mission un codicillus honorarius*, qui les élevait à la dignité de comte

Et metuens hostile nihil, nova culmina totis

Ædhificet ripis el sævum gentibus amnem

Tibridis in morem domibus prævelet amænis (Claudianus, De laudibus Stiliconis, Il, 183-187.)

1° Ass. prov., p. 282, n. 6.

2. Mémoire sur l'organisation de l'administration provinciale dans l'Empire romain et particulièrement en Gaule (Séances et travaux de l’Académie des sciences morales, t. XVI. p. 109).

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