‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 277 sur 324 · Id., ibid., t. XVI, p · texte numérisé non relu

Id., ibid., t. XVI, p

&. Godefroy, Paratitlon ad tit. xu Cod. Theodos., XII. Cod. Théodos., édit. Ritter, IV, 614.

AU BAS-EMPIRE. k05

ou de président honoraire!. Cette dignité n'était pas, comme la plupart de celles concédées sous cette forme, un honneur stérile : elle leur conférait des immunités spéciales?. En eflet, Constantin, dès 331, les admet à tirer certains avanages des codicilli honorarii : après avoir déclaré de nul effet les codicilli honorarii acquis à prix d'argent el proclamé qu'on ne doit admettre à l’honorariat que ceux qui se sont acquitlés de la fonction, il fait une exception en faveur de ceux qui ont été legati d’une province : ceux-là peuvent profiter des codicilli honorarü*; ils sont traités comme s'ils avaient été réellement comtes ou présidents, et ainsi ils sont affranchis, sinon de toutes les charges, du moins du duumvirat et de la charge de curator civitatis. Telle est du moins l'interprétation que donne Godefroy‘ du texte assez obscur de la constitution de Constantin.

Sept années après, en 338, l’empereur Constance manifeste sa haule estime pour la legatio provinciæ. Tandis qu’il retire à des décurions déserteurs les dignités qui leur ont permis de s'évader de la curie, il conserve au contraire ces dignités aux anciens legati et maintient leur indépendance vis-à-vis de la curie qu’ils ont quittéeÿ.

Cinq ans plus tard, en 343,le même empereur astreint aux charges de la plèbe et même à la capitation les comtes etles præsides qui sont parvenus à ces dignités suffragio, c'est-àdire, suivant le sens qu’a fini par prendre cette expression,

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