‹ Les Assemblées Provinciales De La Gaule RomaineChapitre 289 sur 324 · Choppinus, De sacra politia forensi, W, vu, 1, p · texte numérisé non relu

Choppinus, De sacra politia forensi, W, vu, 1, p

6. Humbert, article Cursus PuBLicus dans le Dictionnaire des antiquilés grecques et romaines, de Daremberg et Saglio.

querait pas aussi bien aux synodes ecclésiastiques qu'aux assemblées séculières !.

Les conciles, en effet, à cetle époque, présentaient, par leur composition el par leurs délibérations, un caractère mixte ?.

D'un côté, ils comprenaient et des ecclésiastiques et des laïques. Ils étaient principalement formés par des évêques; mais à côté des prélats, qui d’ailleurs étaient fréquemment de naissance noble’, siégeaient des leudes et des grands seigneurs ‘. Du reste, les évêques eux-mêmes, poussés par les fonctions de defensores civilatis que souvent ils remplissaient « au cœur même de la vie politique et de la vie civile’ », avaient déjà souvent, grâce à ce titre et à une concession impériale, siégé, nous l’avons remarqué, dans les concilia provinciæ ; ils étaient Gallo-Romains comme les membres des anciens concilia, et c'étaient même, au début, les seuls membres de la race vaincue qui eussent accès dans les assemblées publiques‘. Enfin, les évêques, sortant des rangs les plus divers de la population, en connaissaient, comme les membres des anciens concilia, les intérêts et les besoins, et l’on a pu dire que le haut clergé, qui composait la majeure partie des membres du concile, était considéré comme « seul représentant et seul mandataire de toutes les classes de la société à cette époque ».

D'un autre, les conciles ne se circonscrivaient pas dans

1. Pardessus, Ad Constitutionem Honorii notæ. Diplomata ad res gallicas spectantia, X, k, n. 2.

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